La start-up française Naarea, spécialisée dans les mini-réacteurs nucléaires, vient de subir un coup dur suite au retrait de l'offre de reprise par le groupe Eneris. Ce dernier, contraint par la justice à reprendre la société, a récemment annoncé son intention de déposer le bilan, évoquant une situation d'impasse technologique.
Initialement, Eneris, un acteur polonais et luxembourgeois, s'était positionné comme le seul candidat à la reprise de Naarea, suite à une annonce faite le 14 janvier. Cependant, après l'évaluation de nouveaux éléments juridiques et technologiques jugés dissimulés, Eneris a jugé son modèle économique non viable. Le tribunal des activités économiques (TAE) de Nanterre avait pourtant validé le projet de reprise, soulignant son potentiel pour éviter des licenciements parmi les 206 employés de la société.
Un expert en stratégie énergétique a commenté : "La découverte tardive d'éléments bloquants est préoccupante et remet en question la viabilité d'un projet qui se voulait innovant. Les petits réacteurs modulaires, bien qu'ils aient le vent en poupe, nécessitent un cadre technologique solide pour être commercialisés."
Fondée en 2020, Naarea avait pour ambition de contribuer à la transition énergétique à travers le développement de réacteurs à sels fondus et neutrons rapides, promettant une production d'électricité et de chaleur décarbonée. Cependant, l'avenir de cette startup, qui incarnait l'espoir d'une révolution énergétique en France, semble désormais compromis.
Les réflexions sur cette situation ont été partagées par plusieurs analystes du secteur. "Il est impératif de clarifier le modèle d'affaires et d'assurer la transparence dans les projets énergétiques pour gagner la confiance des investisseurs et du public", a déclaré un analyste de l'industrie nucléaire. Les commentaires d'Eneris, qui a évoqué une "absence de pérennité" dans le projet, pourraient avoir des répercussions à long terme sur d'autres initiatives similaires.
Alors que le gouvernement français cherche à promouvoir des réacteurs de quatrième génération pour renforcer la souveraineté énergétique nationale, cette débâcle rappelle les défis à relever pour le secteur nucléaire. Suite au contexte actuel, l'issue de Naarea demeure un sujet de préoccupation pour de nombreux observateurs qui scrutent le paysage énergétique du pays.







