Le 20 janvier 2026, des agriculteurs de l'Orne ont organisé des actions de protestation sur la route nationale 12, arrêtant les camions pour vérifier l'origine de leurs chargements. Ces opérations visent principalement à immobiliser les camions venant de l'étranger, dénonçant ainsi une concurrence qu'ils jugent déloyale. Le syndicat Jeunes Agriculteurs, qui a mobilisé une dizaine de manifestants au rond-point de la dentelle à Alençon, a pour objectif de faire entendre sa voix en lien avec d’autres agriculteurs réunis à Strasbourg.
Ces manifestations font écho aux préoccupations des producteurs face à l'accord du Mercosur, signé récemment, qui pourrait conduire à une augmentation des importations de produits agricoles à bas prix, menaçant ainsi la viabilité de l'agriculture locale. Les agriculteurs estiment que cette situation ne fait qu'aggraver leurs difficultés économiques. Selon Ouest-France, certains craignent que des normes moins strictes à l'étranger ne mettent en péril leur travail.
En effet, Pierre Dupont, agriculteur dans la région, déclare : « Nous ne pouvons plus rester les bras croisés pendant que nos concurrents étrangers profitent de normes moins strictes et de coûts de production inférieurs. Notre avenir est en jeu. » A Flers, un autre blocage a vu le jour, augmentant la tension sur les routes principales. Les agriculteurs cherchent à instaurer une stratégie de barrage filtrant pour faire pression sur les autorités et inciter à une révision des politiques commerciales.
Alors que des milliers de producteurs se rassemblent à Strasbourg, les actions sur le terrain, comme celles que nous observons dans l'Orne, soulignent l'urgence d'une mobilisation pour sauver l'agriculture française. D'après Bretagne 5, le soutien du grand public commence également à se cristalliser, avec des manifestations à travers le pays dénonçant un système qu'ils perçoivent comme injuste.







