La récente réduction du nombre de places dans certaines filières universitaires suscite de vives inquiétudes parmi les étudiants. L'AGEMP, l'association regroupant les organisations étudiantes de l'académie de Toulouse, met en lumière cette situation alarmante
Alors que Parcoursup a ouvert le 19 janvier, l'Unef de Toulouse a signalé une réduction marquante des effectifs dans des domaines tels que les sciences politiques ou le droit. Léonie Chouat, présidente de l'AGEMP, souligne que certaines filières afficheront une baisse allant jusqu'à 20 %. Elle évoque une crise persistante, précisant que « la situation des universités n'est pas nouvelle; elles sont sous-financées depuis longtemps, et cela se répercute sur la qualité des enseignements ».
Les répercussions de ces réductions sont vastes. Les étudiants doivent redoubler d'efforts pour obtenir une place, tandis que certains parcours sont déjà en voie de disparition. Selon Chouat, « la qualité de l'enseignement est mise à mal et cela impacte gravement les enseignants eux-mêmes ».
Les conséquences sont d'autant plus préoccupantes dans un contexte économique tendu. Avec des frais d'inscription croissants dans l'enseignement privé, les étudiants se retrouvent dans une situation précaire. « La montée de la précarité étudiante est inévitable », avertit-elle, évoquant également le climat politique marqué par une instabilité budgétaire.
En effet, le projet de loi de finances en discussion pourrait encore aggraver la situation. En novembre dernier, une réduction de 25 millions d'euros avait été annoncée pour la vie étudiante. « Ce qui nous préoccupe, c'est que les universités vont devoir continuer à se serrer la ceinture, et que certaines risquent la mise sous tutelle », ajoute Chouat.
Face à ces enjeux, l'AGEMP propose des solutions. « Nous encourageons les étudiants à soigner leurs dossiers de candidature et à s'engager auprès des associations travaillant sur le terrain. Elles offrent des ressources précieuses, notamment en matière de soutien alimentaire et d'accompagnement administratif », conclut Chouat.
Dans un contexte où l'égalité d'accès à l'enseignement supérieur est déjà fragile, il devient urgent de réfléchir à une véritable politique de financement des universités publiques. La voix des étudiants doit être entendue pour éviter une précarité croissante à l'école de demain.







