Le député socialiste Jérôme Guedj a récemment qualifié les hausses des tarifs des mutuelles pour 2026 d'"illégales", rappelant que la loi de financement de la Sécurité sociale prévoit un blocage des augmentations. En effet, cette loi, adoptée mi-décembre, a introduit une nouvelle taxe de 2,05 % sur les cotisations des complémentaires santé, qui devrait coûter près d'un milliard d'euros aux organismes concernés, a rapporté BFMTV.
Selon Guedj, cette taxe ne doit pas se répercuter sur les assurés, ce qui a été prévu par un amendement adopté par l'Assemblée nationale. Il a souligné l'importance d'une négociation entre le gouvernement, l'Assurance maladie et les représentants des mutuelles avant le 31 mars 2026, afin d'assurer que les frais supplémentaires n'affectent pas les patients.
Malgré cela, la Mutualité française a récemment annoncé une augmentation moyenne des tarifs de 4,3 % pour les contrats individuels et de 4,7 % pour les contrats d'entreprise. À ce sujet, Guedj a insisté sur la nécessité pour les organismes de revoir leur politique tarifaire et de revenir sur ces hausses.
Des révisions doivent être envisagées, même si certaines cotisations ont déjà été émises. En revanche, des experts, comme ceux de la Mutualité Française, soulignent sur leur site que ces augmentations peuvent être nécessaires pour couvrir les coûts de santé croissants. Cela appelle à un débat plus large concernant la viabilité financière du système de santé en France.
Alors que la situation continue de susciter des débats, le ministère de la Santé n'a pas encore fait de commentaire à ce sujet. Des sources internes suggèrent que les mutuelles envisagent des recours juridiques pour contester l'amendement.







