Les marchés financiers mondiaux ont navigué sans véritable cap, avec le DAX allemand se distinguer en franchissant la barre symbolique des 25 000 points. La Bourse de Paris, quant à elle, a subi les contrecoups d'une note déconcertante de la banque d'investissement Berenberg, n'engendrant qu'une légère baisse du CAC 40 de -0,04%, clôturant à 8 233,92 points. Tandis que le luxe souffre, les valeurs de la défense et de la construction sont restées dans une dynamique positive.
La note alarmante de Berenberg a fait chuter plusieurs géants du luxe, avec Kering perdant 3,57%, suivi par L’Oréal à -3,44% et LVMH à -2,34%. Selon les analystes, le prétendu « super-cycle » du secteur serait désormais révolu. Les observateurs s'interrogent sur la capacité du marché à rebondir rapidement avec des croissances de 6 à 7% annuellement. Kering, en particulier, semble vulnérable aux défis économiques, alors que le pouvoir d’achat en Chine, premier marché du luxe, est éprouvé par une crise immobilière et une inflation inquiétante. Au sein des États-Unis, la consommation pourrait aussi s'essouffler en fonction des fluctuations du marché boursier et du climat technologique.
Les tensions géopolitiques, en particulier entre la Chine et le Japon, ajoutent une couche d'incertitude. Selon Alexandre Baradez, analyste chez IG, « les tensions sino-japonaises, couplées à la morosité de la consommation en Chine, ne favorisent pas les perspectives du secteur ». L'analyste souligne que les risques d'une escalade militaire pourraient peser davantage sur les marchés du luxe.
Dans un contraste frappant, les valeurs de défense s'envolent. Thales a enregistré une hausse impressionnante de 8,31% à 268,50 euros, suite à l'annonce d'une coentreprise avec Covivio et Blue Owl pour la gestion de sites à Vélizy-Meudon. Ce regain d'intérêt met en lumière la solidité de son modèle et l'attractivité de ses innovations technologiques. Safran a également vu ses actions progresser de 3,17%, reflet d'un secteur en pleine croissance.
Les firmes de construction, telles que Eiffage et Vinci, ont également contribué à soutenir l'indice parisien, affichant des hausses respectives de 4,22% et 3,20%. Le marché semble donc favoriser les secteurs plus résilients dans un contexte incertain.
À l’horizon, les analystes demeurent prudents tout en observant l'évolution des situations géopolitiques et économique. D'autres experts prévoient que la situation pourrait se stabiliser, mais les indicateurs restent préoccupants.







