Dans une interview accordée au New York Times, Donald Trump a déclaré que les États-Unis pourraient maintenir leur contrôle sur le Venezuela et ses ressources pétrolières pendant plusieurs années. Ses commentaires font écho à la volonté de la Maison Blanche de superviser les ventes de pétrole vénézuélien pour une durée indéterminée.
Interrogé sur la durée de cette tutelle, Trump a répondu : "Je dirais beaucoup plus longtemps" que trois ou six mois. Ce contrôle s'inscrit dans un contexte géopolitique où les États-Unis, en coopération avec les autorités vénézuéliennes, cherchent à stabiliser un pays en crise, tout en maximisant leurs intérêts économiques.
"Nous allons reconstruire le pays de manière très rentable", a ajouté Trump, insistant sur le fait que le pétrole serait vendu à des prix de marché, avec les revenus soigneusement gérés. Les experts du secteur, tels que ceux du Financial Times, argumentent que cette position stratégique pourrait permettre aux États-Unis de renforcer leur influence dans la région, tout en contribuant à l’économie vénézuélienne.
La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a également minimisé les préoccupations sur l'accord commercial passager, le qualifiant de "normal" malgré le tumultueux contexte politique qui a conduit à l'arrestation de Nicolas Maduro. Les analystes notent cependant que cette situation ne se déroule pas sans risques, alors que le pays fait face à une pression économique et sociale accrue.
Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, a affirmé qu'un plan en trois étapes était en place pour stabiliser le pays, suivi d'une ouverture commerciale pour les entreprises américaines et internationales. "Il s'agit d'une opportunité sans précédent", a-t-il déclaré lors d'une récente conférence de presse, accentuant que le monde surveillait de près les développements au Venezuela.
La capture de Maduro, qui a accentué les tensions globales, a été décrite par certains experts comme une occasion pour les États-Unis d’influencer le marché pétrolier mondial. Cependant, cette manœuvre stratégique soulève des questions éthiques et politiques sur la souveraineté du Venezuela, ce que de nombreux observateurs internationaux, y compris des journalistes de Le Monde, s’empressent de discuter.







