Dans un contexte budgétaire tendu, Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, a exprimé sa volonté d'éviter tout recours au 49.3 pour l'adoption du budget de l'État pour 2026. Elle a souligné lors de son intervention sur RMC-BFMTV que la parole publique doit rester crédible et que le Premier ministre avait lui-même garanti qu'il renonçait à cette option.
"En tant que présidente de l'Assemblée, je ne peux accepter l'utilisation d'un outil comme le 49.3 dans les circonstances actuelles. Nous devons faire honneur aux engagements pris par le gouvernement", a-t-elle déclaré. Cette position s'inscrit dans un climat d'incertitude alors que les discussions sur le budget peinent à avancer, malgré les milliers d'amendements à examiner.
Les députés ont relancé jeudi l'examen du budget, confrontés à des désaccords persistants qui avaient déjà conduit à un échec lors de la première lecture. Dans ce cadre, Yaël Braun-Pivet appelle les différentes forces politiques à "converger" et à s'investir dans un véritable échange parlementaire. "Il ne suffit pas de réclamer l'abandon du 49.3 sans être prêt à débattre", a-t-elle affirmé.
Ce débat vital pour la continuité de l'État survient à un moment où des enjeux cruciaux sont en jeu, tels que l'augmentation des crédits de défense et diverses aides agricoles, alors que des secteurs comme l'agriculture se mobilisent pour exprimer leurs préoccupations. Voici un exemple de l'urgence de la situation : les agriculteurs ont récemment manifesté leur mécontentement à Paris, mettant en avant la nécessité d'un soutien accru.
Dans cette optique, l'utilisation du 49.3, qui permet au gouvernement d'adopter une loi sans vote, semble de plus en plus probable. Amélie de Montchalin, ministre de l'Action et des Comptes publics, n'a pas écarté cette possibilité, déclarant qu'elle ne "ferait pas l'impasse" sur les solutions nécessaires pour obtenir un budget. Pourtant, pour la présidente, il est impératif de rechercher d'autres voies avant d'en arriver là.
Les jours à venir s'annoncent cruciaux, avec une nouvelle lecture du projet de loi de finances prévue. La présidente a indiqué que jusqu'au 23 janvier, le travail en commission devait se poursuivre. La nécessité d'un compromis est plus que jamais d'actualité : "Nous devons démontrer que la démocratie parlementaire est capable de répondre aux défis du pays", a-t-elle conclu, affirmant que la parole des élus doit s'accompagner d'une action concertée.







