Au 9 janvier, une ONG a dénombré 51 morts, dont neuf enfants, suite à des manifestations violentes en Iran. Paris réagit en "condamnant fermement" ces actes, tandis que le pouvoir affronte une pression croissante.
Depuis la fin décembre, l'Iran est en proie à des manifestations massives. Le 9 janvier, des rassemblements avaient lieu dans une cinquantaine de villes. L'ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême, a exhorté les forces de l'ordre à sévir contre les “vandales”.
Dans les rues, les forces de sécurité n'hésitent pas à tirer sur la foule. L'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, a signalé au moins 51 manifestants tués, parmi lesquels de jeunes enfants. De plus, un blackout sur Internet a été imposé, entravant l'organisation des manifestations et la diffusion des événements, comme l'a rapporté l'ONG NetBlocks.
Le président français Emmanuel Macron, accompagné de dirigeants européens tels que Keir Starmer et Friedrich Merz, a appelé à la "retenue", exprimant sa forte inquiétude face aux violences répandues par les forces iraniennes, tout en appelant à respecter les droits de l'homme. "Les autorités iraniennes doivent garantir la liberté d'expression et le droit de manifester sans crainte", ont-ils affirmé, comme le rapportent plusieurs médias français.
Un conflit aux multiples visages
Le climat est tendu à Téhéran, où des slogans tels que “mort à Khamenei” résonnent, selon des vidéos corroborées par l'AFP. En contrepartie, le gouvernement a menacé d'imposer la peine de mort à ceux qui s'en prendraient aux infrastructures publiques. Cette spirale de violence soulève des questions : une issue pacifique est-elle encore possible ?
Comme l’a précisé l'expert en politique iranienne, Clément Therme, dans Les Échos, le régime se trouve face à des choix délicats. "Soit il répond aux exigences de la population, en initiant des réformes sociétales et économiques, à l'image de Gorbatchev, soit il opte pour la répression, qui pourrait ne faire qu’accroître le mécontentement et entrainer la désertion des forces de l'ordre", a-t-il mentionné.
La situation à présent semble gravement complexe, avec un peuple déterminé à réclamer ses droits face à un gouvernement de plus en plus isolé. Les événements des prochains jours seront cruciaux pour l'évolution de cette révolte populaire, qui trouve un écho dans le monde entier, et la réaction qui en découlera sera scrutée de près par la communauté internationale.







