Lundi matin, la Bourse de Paris affiche une tendance prudente alors qu'elle suit de près l'évolution de la situation au Moyen-Orient, aggravée par les tensions croissantes lors du week-end.
À 9H40, l’indice CAC 40 affichait une légère baisse de 0,09%, se chiffrant à 8.377,21 points. Vendredi dernier, l'indice phare français avait déjà subi un recul de 0,55%, clôturant à 3.834,87 points.
En dépit d'un protocole d'accord intervenu le 17 juin dernier, les échanges de frappes entre les États-Unis et l'Iran se sont intensifiés, chaque partie s'accusant de violer le cessez-le-feu. La question du détroit d'Ormuz reste au cœur des préocupations.
Dimanche, un accord a été annoncé pour mettre fin aux hostilités. Un responsable américain a précisé par mail à l'AFP : "Les discussions techniques sur le protocole d'accord vont se poursuivre. Pour le moment, les navires peuvent circuler librement dans le détroit d'Ormuz."
Les marchés pétroliers n'ont que peu réagi à la situation, apportant un certain réconfort aux Bourses. Selon Ipek Ozkardeskaya de Swissquote Bank, "le départ de plusieurs navires récemment bloqués dans le détroit facilite les échanges, entraînant un excès d'offre sur certains marchés". Cela permet aux investisseurs d'adopter une attitude mesurée.
Un autre élément préoccupant pour les marchés est le forum des banquiers centraux qui débute ce soir à Sintra, au Portugal, avec la présence attendue du nouveau président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh. Son intervention sera scrutée de près, chaque mot et geste seront analysés, surtout dans un contexte d'inflation croissante aux États-Unis, comme l'explique Ipek Ozkardeskaya.
Dans ce cadre, le taux d'intérêt des obligations françaises à dix ans s'établissait à 3,63%, inchangé par rapport à la clôture précédente. Son homologue allemand, qui sert de référence en Europe, restait également stable à 2,85%.
En matière d'entreprises, la société française de semi-conducteurs Soitec a annoncé un partenariat avec la fonderie chinoise ZeSemi pour assurer une production à haut volume de composants électroniques destinés, entre autres, aux centres de données d'intelligence artificielle. Ce développement a boosté son titre de 8,79%, atteignant ainsi 124,40 euros.
D'autre part, Ipsen, le troisième laboratoire pharmaceutique français, a annoncé l'acquisition de Kartos Therapeutics pour un montant initial de 450 millions de dollars, renforçant ainsi son portefeuille dans le domaine de l'oncologie. Son action a progressé de 1,54%, se chiffrant à 164,90 euros.







