À Fondettes, le groupe scolaire Carlo Acutis ne cesse de s'agrandir. Privé de subventions publiques, l'établissement a un modèle économique lui permettant de financer son développement et d'afficher de grandes ambitions.
Fidèle à la mouvance catholique traditionaliste, l'école Carlo Acutis de Fondettes s'est dotée d'un système éducatif rigoureux, alliant uniforme, catéchisme et messe en latin. Avec 225 élèves allant de la maternelle au collège, elle se distingue de ses homologues à Chanceaux-sur-Choisille, comme l'école de la Sainte-Face et le collège Dupont. Fondée il y a quatre ans par un groupe de 15 familles, cet établissement est à but non lucratif. Selon Louis-Antoine Roullier, président-fondateur, "notre modèle est vertueux et optimisé, les parents s'impliquent bénévolement, le mobilier provient de la récupération".
Ne recevant aucune aide publique, l'école est principalement financée par les contributions des parents, qui s'élèvent à plus de 2 000 € par mois. Pour aider les familles à faibles revenus, des bourses sont prévues, car "plus d'un tiers de nos parents ont un quotient familial inférieur à 1 000 € par mois", souligne Roullier. La communauté participe également à un marché de Noël, générant 10 à 15 % des fonds nécessaires.
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Le budget annuel de l'établissement s'élevant à environ 600 000 €, le mécénat et les dons représentent un autre pôle financier essentiel. De plus, la gestion des locaux est assurée par une SCI, facilitant ainsi l'accès à des locaux adaptés à faible coût.
Grâce à l'appui d'investisseurs, le groupe Carlo Acutis envisage de déménager d'ici 2027 vers le Couvent des Minimes de La Riche, qui sera réhabilité pour un budget supérieur à six millions d'euros.
"Notre objectif est d'accueillir 500 élèves d'ici quelques années. Nos effectifs augmentent chaque année de 20 %, car notre projet éducatif met l'accent sur l'épanouissement personnel des élèves, et l'aspect catholique n'est pas le seul critère d'entrée", précise Louis-Antoine Roullier. Les parents jouent ainsi un rôle clé dans cette dynamique de croissance.
Aurélie Dunouau
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