Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a déclaré qu'il est essentiel de faire entendre la parole des enfants et de garantir que les sanctions infligées soient proportionnelles aux crimes commis contre leur innocence. S'exprimant lors d'une conférence de presse, il a affirmé : «Nous devons nous réveiller collectivement pour que les enfants soient entendus», suite aux réquisitions jugées trop clémentes du procureur à l'encontre d'un animateur périscolaire accusé d'agressions sexuelles.
Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé mardi des peines de trois ans de prison, dont un an ferme avec bracelet électronique. Cette décision a choqué de nombreux parents de victimes, qui espéraient une incarcération immédiate. Dans cette optique, Darmanin a souligné l'importance de placer les victimes au cœur des procédures judiciaires, plutôt que de favoriser l'auteur des actes.
Il a insisté sur le fait que le système judiciaire doit prendre des mesures plus significatives contre les violences faites aux enfants. Selon le ministre : «Nous n'écoutons pas assez la parole de l'enfant». Il a mentionné un «MeToo de l'enfance» qui ne fait que commencer, appelant à une véritable révolution dans la manière de traiter ces sujets au sein du ministère de la Justice.
En parallèle, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé que tout personnel enseignant ayant des comportements inappropriés envers des mineurs sera désormais inscrit sur une «liste noire». Cela souligne une prise de conscience croissante autour de la protection des enfants dans les institutions éducatives, à un moment où l'écoute et la protection des plus jeunes sont plus cruciales que jamais.
Des experts et divers acteurs de la société civile appellent également à un renforcement de la législation afin d'assurer une protection efficace des enfants. La nécessité d'élever la voix contre les abus et de créer un environnement sécurisant pour les plus vulnérables est désormais un impératif partagé.







