Ce mercredi 27 mai, la Fondation pour le logement des défavorisés a annoncé son intention de se joindre au recours engagé par d'autres associations et citoyens pour contraindre l'État à intensifier ses mesures d'adaptation au changement climatique. Les mal-logés, selon la Fondation, sont laissés pour compte face à ces enjeux majeurs.
En juin 2025, des ONG telles que Greenpeace, Notre Affaire à Tous, et Oxfam, qui avaient déjà réussi à faire condamner l'État pour inaction climatique au cours de l'Affaire du siècle, avaient déposé un recours devant le Conseil d'État avec le soutien de onze citoyens. Cette initiative était une réponse à la présentation, en mars, du troisième Plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC-3) du gouvernement, jugé "notoirement insuffisant" par les requérants.
En s'impliquant dans cette démarche par le biais d'une intervention volontaire, la Fondation pour le logement des défavorisés (anciennement Fondation Abbé Pierre) souhaite présenter "des arguments supplémentaires sur le logement en général et les personnes mal-logées en particulier", a-t-elle indiqué dans un communiqué.
"Cyclones, tempêtes, inondations, submersions marines, érosion côtière..." affirme la Fondation, "Cela causera des dommages considérables si nous ne prenons pas les mesures nécessaires immédiatement".
Un habitant sur quatre vit dans une zone inondable
Selon les données de la Fondation, un habitant sur quatre réside dans une zone inondable, et 450 000 logements sont en danger à cause du recul du littoral d'ici 2100. De plus, un tiers des logements français peuvent être qualifiés de "bouilloires thermiques" durant l'été, et plus d'une maison sur deux court un risque de retrait-gonflement des argiles (RGA).
Elle souligne que "les territoires déjà les plus exposés ainsi que les individus les plus vulnérables face aux effets du changement climatique sont souvent négligés : les régions d'Outre-mer touchées par des événements extrêmes tels que le Cyclone Chido, les sans-abri et les habitants des bidonvilles..."
La Fondation insiste sur le fait que l'adaptation au changement climatique "nécessite une transformation profonde des politiques en matière de logement, intégrant les injustices sociales et territoriales ainsi que le droit au logement". Un appel à l'urgence et à la responsabilité des pouvoirs publics qui ne peut plus être ignoré.







