Au procès en appel relatif aux accusations de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy, l'avocat de Claude Guéant a attaqué avec virulence la stratégie du ancien président, l'accusant de fuir ses responsabilités.
Le 26 mai, devant la cour d'appel de Paris, l’avocat de Claude Guéant a pris la parole dans le cadre des suspicions entourant le financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy. Selon BFM, il a mis en lumière l'attitude de Sarkozy durant la procédure. À noter qu'sept ans d'emprisonnement ont été demandés à l'encontre de l’ancien président, accompagnés d'une amende de 300 000 euros.
L’avocat de Guéant a dénoncé la "cruauté" et le "cynisme" de Sarkozy. Il a souligné le choix de l’ancien président d’attaquer directement l’intégrité de son ancien collaborateur dans cette affaire. D'après lui, Sarkozy a misé sur une "absence" due à des préoccupations de santé. Me Bouchez El Ghozi a aussitôt résumé le positionnement de Sarkozy par cette phrase : "c’est pas moi, c’est les autres!".
Une "volte-face stratégique" dénoncée
Me Bouchez El Ghozi a également critiqué le changement dans la stratégie de défense de Nicolas Sarkozy, qu'il a qualifié de signe d'un "cynisme politique" ou d'un "désespoir manifeste". Ce retournement de situation est dénoncé par l'avocat, qui rappelle que son client a collaboré avec Sarkozy pendant plus de deux décennies.
Il a également évoqué une rencontre entre Abdallah Senoussi, ancien responsable des services de renseignement libyens et proche de Mouammar Kadhafi, et Claude Guéant, précisant que cette rencontre, en elle-même, ne constitue pas une preuve suffisante que Guéant savait qu’il allait croiser l’homme de confiance de Kadhafi. De plus, il a insisté sur le fait que leur interaction ne relevait pas d'une association de malfaiteurs, étant donné qu'il n'y avait pas d'accord préalable entre les parties, comme l'exige la définition de ce délit.







