Jordan Bardella, à la tête des sondages, demeure le favori des prochaines élections. Toutefois, l'écart entre Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon se réduit considérablement selon un récent baromètre Odoxa, publié par Public Sénat et divers médias régionaux.
Avec une part de 32 %, le candidat du Rassemblement National continue d'occuper la première place, enregistrant une prévalence marquée à plus d'un an de la présidentielle. Cependant, la compétition pour la deuxième place devient plus intense. Édouard Philippe, ancien Premier ministre, affiche 17 %, tandis que Jean-Luc Mélenchon, représentant de La France insoumise, grimpe à 16 %.
La chute de popularité d'Édouard Philippe, constatée avec une baisse de quatre points, pourrait être attribuée à l'ombre d'une enquête judiciaire le concernant, liée à des soupçons de détournement de fonds publics à Havre, sa ville natale. À l'inverse, la dynamique ascendante de Mélenchon semble alimentée par la confirmation de sa candidature officielle, qui lui a permis de gagner quatre points.
Exclusion de certains candidats notables
Raphaël Glucksmann, figure de Place publique, se retrouve à 11 % des intentions de vote, suivie de près par Bruno Retailleau des Républicains à 9 %. D'autres candidats comme Éric Zemmour et Marine Tondelier ne dépassent pas respectivement 6 et 4 %.
Le baromètre n'inclut pas les potentielles candidatures de Marine Le Pen, en suspens en raison de circonstances juridiques, ni celle de Gabriel Attal, récemment désigné par Renaissance. Ces omissions font résonner la compétition d'autant plus entre Philippe et Mélenchon.
Sondage réalisé les 20 et 21 mai, sur un échantillon de 1 005 Français représentatifs de la population de 18 ans et plus, avec une marge d'erreur située entre 1,8 et 4,1 points.







