Mercredi, Nvidia a annoncé un bénéfice net époustouflant pour le premier trimestre, qui représente une hausse impressionnante par rapport à l'année précédente, indiquant une croissance de 211%. Ce résultat dépasse les prévisions des analystes, qui s'attendaient à un bénéfice de 1,75 dollar par action, avec un résultat réel de 1,87 dollar, selon les données recueillies par FactSet.
Lors de son dernier exercice, Nvidia avait franchi la barre des 100 milliards de dollars de résultat net pour atteindre 120 milliards de dollars, consolidant ainsi sa position sur le marché. Jensen Huang, le directeur général de Nvidia, a noté que les projets d'infrastructure pour l'IA accéléraient à un rythme sans précédent, particulièrement avec l'avènement des agents IA qui automatisent de plus en plus de tâches.
“Nous verrons un monde avec des milliards d'agents AI, chacun nécessitant des capacités de calcul considérables”, a déclaré Huang lors d'une conférence téléphonique.
Une concurrence accrue dans l'inférence
Malgré ces résultats impressionnants, le marché montre des signes de scepticisme. Le produit phare de Nvidia se retrouve face à des concurrents comme Google, Amazon et AMD, qui investissent également dans le domaine de l'inférence. Jacob Bourne, analyste chez Emarketer, a évoqué des préoccupations quant à la durabilité de cette croissance à long terme, signalant que l'inférence peut être effectuée avec des processeurs moins puissants, rendant la compétition plus intense.
Colette Kress, la directrice financière, a néanmoins affirmé que Nvidia reste compétitif en termes de coût dans le domaine de l'IA, en prévoyant de lancer de nouveaux modèles au second semestre.
Partenariats stratégiques et avenir incertain
Les collaborations de Nvidia avec des entreprises comme OpenAI et CoreWeave suscitent également des interrogations. Selon certains analystes, cela pourrait créer une dépendance vis-à-vis de ces partenariats, incitant Nvidia à soutenir la demande pour ses produits plutôt qu'à se concentrer sur un véritable avantage concurrentiel.
“Nvidia pourrait devenir trop similaire à Apple, un investissement sûr, mais moins attractif pour ceux cherchant des rendements élevés”, a déclaré Daniel Newman de The Futurum Group.







