Nestlé Waters est sous le feu des projecteurs suite à des perquisitions menées sur ses sites emblématiques de Perrier à Vergèze (Gard) et de Vittel (Vosges). Ces inspections, réalisées mardi par l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp), interviennent dans le cadre d'une enquête pour tromperie, comme l'a rapporté l'AFP.
La direction de Nestlé Waters a indiqué qu'elle "coopère pleinement avec les autorités concernées", tout en soulignant qu'il s'agit d'inspections inopinées. Le parquet de Paris, spécialisé en santé publique, a été saisi, mais n'a pas souhaité commenter la situation. La plainte à l'origine de cette enquête a été déposée par l'ONG Foodwatch.
Ce scandale survient alors que Nestlé Waters avait reconnu, début 2024, avoir utilisé des traitements jugés interdits, tels que le charbon actif et les UV, pour ses eaux. En réaction à ces revelations, le géant a remplacé ces méthodes par une microfiltration à 0,2 micron. Cependant, la légalité de cette nouvelle technique a été mise en question, car la réglementation interdit toute désinfection ou traitement pouvant modifier les caractéristiques de l'eau minérale naturelle, sauf dans des cas précis.
Pour continuer à se conformer aux normes, Nestlé Waters a depuis opté pour une microfiltration de 0,45 micron, nécessitant ainsi de nouvelles demandes d'autorisation préfectorale. Ces autorisations ont été accordées en fin d'année 2025 par les autorités concernées, permettant à l'entreprise de maintenir l'appellation d'eau minérale naturelle pour ses marques renommées.
Des experts en santé publique expriment leur inquiétude quant à la manipulation de l'eau minérale naturelle. "La filtration ne doit pas altérer les propriétés essentielles de l'eau. Les consommateurs ont le droit d'attendre un produit pur et sans traitement dangereux", souligne un spécialiste.
Le débat sur la qualité des eaux minérales en France semble loin d'être clos, alors que les autorités continuent d'enquêter sur les pratiques de Nestlé Waters et d'autres acteurs du secteur. La vigilance des consommateurs et des ONG sera cruciale pour garantir la transparence et la sécurité des produits.







