Une enquête a été mise en place contre le forum legarçon.net, considéré comme un espace de rencontre pour des hommes ayant des attirances pour des mineurs, comme l'a révélé le parquet de Paris à l'AFP. Cette information a été confirmée par le journal Ouest-France.
La section de lutte contre la cybercriminalité du parquet, avec le soutien de l'Arcom, a ouvert cette enquête pour "fourniture d'une plateforme en ligne pour permettre une transaction illicite, en bande organisée". Un délit pouvant entraîner jusqu'à 10 ans de prison et un million d'euros d'amende.
Le parquet a reçu un signalement le 24 avril provenant du Haut Commissariat à l'Enfance concernant ce forum. La Haute Commissaire à l'Enfance, Sarah el Haïry, a salué cette étape cruciale dans la lutte contre ces crimes.
"Face à la pédocriminalité, il ne doit y avoir aucune complaisance: la République doit protéger les enfants et poursuivre sans relâche les auteurs comme les complices", a insisté Sarah el Haïry.
Elle a également ajouté que ceux qui mettent en lumière ces crimes, y compris elle-même, ont souvent fait l'objet de menaces.
Une plainte contre un utilisateur de legarçon.net
Le 2 mai, Sarah el Haïry a mentionné son intention de porter plainte contre un utilisateur, connu sous le pseudonyme "Tristan", qui a proféré des menaces à son encontre sur le forum. Malgré ces intimidations, elle assure que cela ne baisse pas sa détermination à combattre ce fléau.
Selon Ouest-France, "Tristan" est un contributeur très actif du site depuis plus de 25 ans et prétend avoir des liens avec des institutions françaises, ayant même évoqué des expériences passées au sein de l'Élysée.
D'autres plateformes dans le viseur de la justice
Sarah el Haïry a également signalé d'autres plateformes controversées, comme Chaat.fr et Chatiw, incitant la justice à les examiner de près. Dans un tournant positif, le site Motherless, qui hébergeait du contenu illicite, a été mis hors ligne récemment, comme l'a confirmé la ministre déléguée Aurore Bergé.
Le parquet a également ouvert une enquête sur la réapparition du site Coco, qui avait été fermé en raison de graves accusations de prédateurs, se retrouvant ainsi au centre d'une attention accrue. Des associations de défense des enfants continuent de réagir face à la multiplication de ces forums, plaidant pour des mesures plus strictes et une vigilance accrue de la part des responsables gouvernementaux.







