Ce mercredi, les Bourses de Paris et d'autres places boursières en Europe sont anticipées à la hausse, les investisseurs étant incités à acheter des actifs à des tarifs plus attractifs après une chute récente liée au manque d'accord au Moyen-Orient.
Selon des prévisions basées sur les contrats à terme, l'indice phare du CAC 40 devrait enregistrer une hausse de +0,51%. D'autres places financières comme Francfort (+0,74%), Londres (+0,54%) et Milan (+0,72%) affichent également des perspectives positives.
Mardi, la Bourse de Paris avait chuté sous la barre des 8.000 points, après une série de baisses consécutives qui n'incitaient pas à l'optimisme. L'indice CAC 40 a dégringolé de 76,46 points (-0,95%), finissant la journée à 7.979,92 points. Lors de la séance précédente, il avait déjà connu une perte de 0,69%, se chiffrant à 8.056,63 points.
Tous les marchés avaient été affectés par des données économiques préoccupantes en cours de la session du mardi.
Les espoirs d'un accord rapide entre l'Iran et les États-Unis s'estompent alors que le président américain, Donald Trump, se prépare à se rendre en Chine. De surcroît, l'inflation aux États-Unis a dépassé les prévisions, en grande partie à cause des coûts de l'énergie, du logement et des dépenses quotidiennes.
Malgré une légère baisse mercredi, les prix du pétrole demeurent élevés, oscillant à 106,56 dollars le baril de Brent (-1,12%) et 101 dollars pour le WTI américain (-1,15%).
L'indice technologique Nasdaq, lui, n'a pas réussi à soutenir le marché, affichant une perte de (-0,71%), en raison d'une importante chute des valeurs de semi-conducteurs comme Intel (-6,82%) et STMicroelectronics à Paris.
L'analyste John Plassard de Cité Gestion nuance la situation : "Les marchés entrent dans une phase plus complexe, avec une légère décélération de la croissance, tandis que l'inflation reste suffisamment élevée pour empêcher un assouplissement des politiques monétaires." Les experts de Sienna IM partagent un sentiment similaire, en indiquant que bien qu’il soit peu probable qu’un choc durable des prix du pétrole se produise, les indices ont malgré tout bien résisté face aux tensions au Moyen-Orient.







