Une étude scientifique alerte sur la toxicité potentielle des poissons utilisés dans la préparation des sushis, en raison de leur contamination par le mercure, un métal lourd reconnu pour ses effets néfastes sur la santé.
Selon des chercheurs américains de l'Institut de recherche sur la biodiversité en collaboration avec le Zero Mercury Working Group (ZMWG), consommé en excès, le sushi pourrait poser des risques significatifs pour la santé, y compris des dommages au cerveau. Ces poissons, tels que le thon, l'espadon ou le requin, se trouvent souvent en haut de la chaîne alimentaire et accumulent des niveaux élevés de mercure en raison de la pollution marine.
Le Dr Edward Groth, co-auteur de l'étude, met en avant l'urgence d'une réglementation internationale. "Les niveaux d'exposition définis jusqu'à présent peuvent avoir des conséquences graves sur la santé, notamment pour les fœtus et les jeunes enfants, dont le développement neurologique peut être affecté," déclare-t-il. L'étude souligne que même de faibles doses de mercure représentent un danger, un constat partagé par l'Union européenne qui recommande aux femmes enceintes de limiter leur consommation de thon à deux portions par semaine.
Une situation préoccupante
Philippe Grandjean, de l'Université du Danemark sud, souligne les enjeux écologiques : "Si la pollution de nos océans continue, il sera de plus en plus difficile de trouver des poissons non contaminés." Les chercheurs plaident pour l'établissement de normes alimentaires plus strictes concernant le mercure et proposent d'éliminer de notre alimentation certains poissons particulièrement dangereux, tels que le marlin et le thon rouge du Pacifique.
Les conséquences environnementales
- Les océans pollués contribuent à l'accumulation de métaux lourds dans les écosystèmes marins.
- Les habitudes alimentaires doivent évoluer pour préserver la santé publique et celle des océans.







