Lors de l'émission « Face à Michel Onfray » diffusée le 28 mars sur CNews, le philosophe a réalisé des remarques jugées racistes à l'encontre de Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis. Onfray a critiqué l'utilisation du terme « allégeance » par Bagayoko dans son discours d'investiture, déclarant : « On n’est pas dans une tribu primitive ».
Les récentes élections ayant vu Bally Bagayoko accéder à la mairie ont suscité un grand intérêt médiatique, notamment sur CNews. Le souverainiste n'a pas manqué d'exprimer son étonnement face au discours, y voyant une affirmation du pouvoir d'un groupe sur un autre. Dans son homélie politique, Bagayoko a pourtant affirmé qu'il s'agissait d'une invitation à l'apprentissage et non d'une soumission.
Dans le discours, le nouvel maire a précisé : « Après une défaite, nous faisons allégeance », mais il a souligné que cela ne devait pas être interprété comme une déclaration de mort politique. Cette nuance a été omise dans les commentaires de Michel Onfray, qui a résumé ses propos en affirmant que Bagayoko cherchait à imposer un « système tribal ».
Extrême tension médiatique
Les fragments diffusés par CNews ont été critiqués pour leur manque de contexte, laissant entendre que Bagayoko se positionnait en leader d'un groupe oppressif. Ce dernier a, dans une allocution aux fonctionnaires, appelé au respect des résultats électoraux tout en déclarant la fin de la campagne et la nécessité de tourner la page.
Onfray a poursuivi sur une voie déplacée, affirmant que « l'allégeance » ramène à des archétypes anciens, comme ceux décrits par Darwin, ce qui n'a pas échappé à l'attention des critiques qui pointent un racisme sous-jacent dans ses propos. Manuel Bompard, figure de La France Insoumise (LFI), a réagi vivement, évoquant une sorte de comparaison dégradante entre Bagayoko et un primate.
Des propos contestés, des visions divergentes
Toute cette polémique a provoqué de vives réactions, notamment de la part de Laurence Ferrari qui a soutenu Onfray. Ce dernier a mis en avant qu'il ne serait pas obsédé par la couleur de peau, soulignant qu'un faux procès lui était fait. Il s'est défendu en insistant sur le fait que « l'animalisation des discussions n'a pas lieu d'être » et que ces propos n'étaient pas vecteurs de racisme.
Il ne s'agit pas de la première controverse impliquant Bally Bagayoko, qui avait été accusé, lors de sa victoire, d'avoir désigné Saint-Denis comme la « ville des noirs », une assertion qu'il a fermement démentie. Karim Rissouli de France 5 a évoqué « un impensé raciste » affirment qu'aucun autre maire n'aurait été sujet à des insinuations aussi offensantes.







