Ce dimanche, Mohammad Bagher Ghalibaf, président du parlement iranien, a déclaré que l'Iran était prêt à répondre à une offensive éventuelle des États-Unis, accusant Washington de planifier secrètement une attaque terrestre tout en poursuivant des pourparlers diplomatiques pour stabiliser la région.
Des rumeurs circulent sur un possible déploiement de troupes américaines en Iran, une nuance que l'ancien président Donald Trump laisse en suspens. Selon le Washington Post, des responsables anonymes indiquent que le Pentagone envisage des opérations terrestres, bien qu'il ne s'agisse pas d'une invasion massive mais plutôt de missions ciblées effectuées par des forces spéciales.
Malgré les démentis du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, qui a affirmé que les objectifs militaires des États-Unis pouvaient être atteints sans troupes au sol, l'arrivée d'un navire d'assaut amphibie avec 3 500 marins dans la région renforce les inquiétudes. Ghalibaf a mis en garde contre les conséquences d'un déploiement américain, affirmant que « nos soldats attendent » pour frapper si nécessaire.
Efforts diplomatiques infructueux
Les discussions diplomatiques continuent entre des représentants turcs, pakistanais, égyptiens et saoudiens, qui se réunissent à Islamabad. Pourtant, la violence ne faiblit pas. L'Iran intensifie ses frappes sur le Golfe, touchant des infrastructures majeures aux Émirats et à Bahreïn.
Les Gardiens de la Révolution ont menacé des attaques contre les universités américaines au Moyen-Orient, incitant certaines à revoir temporairement leur mode d'enseignement. Cette mesure est une réponse à ce qu'ils qualifient de dommages infligés à des institutions sur le sol iranien par des frappes aériennes.
Flambée des prix et crise énergétique
Le conflit, devenu de plus en plus complexe, a également entraîné une flambée des prix de l'énergie, la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran provoquant des perturbations dans l'approvisionnement pétrolier mondial. Ce verrouillage, qui traverse une cinquième des réserves mondiales de pétrole, entraîne des répercussions de Bangkok à Berlin.
Les mesures d'urgence se multiplient alors que cette crise pourrait être exacerbée par l'implication des rebelles houthis du Yémen, qui, en menant des opérations, pourraient entraver le commerce maritime vital dans le détroit de Bab el-Mandeb. Sous cette tension croissante, le peuple iranien se retrouve dans un état de peur face à un avenir incertain, faisant écho à des sentiments partagés à travers la région.







