À la suite du décès de leur partenaire, beaucoup de veufs et veuves ignorent qu'ils peuvent demander une pension de réversion auprès de la caisse de retraite complémentaire Agirc-Arrco. Ce constat, mis en lumière par Jean-Louis Deroussen, médiateur du régime de retraite, révèle une méconnaissance des droits disponibles, notamment lorsque des plafonds de ressources sont dépassés.
Pourquoi passer à côté de l'Agirc-Arrco ?
À la différence des régimes traditionnels, l'Agirc-Arrco est accessible sans conditions de ressources. En effet, dès qu'un(e) salarié(e) décède, son/sa conjoint(e) survivant(e) peut prétendre à une pension représentant jusqu'à 60% de la retraite complémentaire de la personne décédée. Cependant, les exigences d'âge et de mariage doivent être respectées : être âgé d'au moins 55 ans et avoir été marié avec le défunt sont les principales conditions, excluant pacs et concubinage.
Comment faire sa demande de pension de réversion ?
La demande de pension de réversion auprès de l'Agirc-Arrco nécessite une action proactive. Bien que le versement commence automatiquement après le décès, les ayants droit doivent soumettre leur demande dans les douze mois suivant cet événement. Si cette échéance est dépassée, le point de départ sera fixé à la date de dépôt de la demande. Ce processus, bien qu'important, reste souvent négligé, ce qui entraîne une perte potentielle de droits pour de nombreux veufs et veuves.







