Dans la nuit du 27 au 28 mars, un mineur de 17 ans a été arrêté à Paris, alors qu'il s'apprêtait à déclencher un engin explosif artisanal devant les locaux de la Bank of America. Deux autres suspects ont été appréhendés le 29 mars, et le Parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire.
Le 8e arrondissement de Paris a été le théâtre de cette intervention spectaculaire. Un garçon de 17 ans, originaire du Sénégal, a été interpellé au petit matin, peu après avoir placé un engin explosif artisanal sur le site situé au 51 rue de La Boétie, comme rapporté par BFMTV.
Deux autres suspects arrêtés
Les forces de l'ordre, présentes pour assurer la sécurité, ont surpris le jeune homme alors qu'il tentait d'incendier un bidon contenant un liquide inflammable, probablement un hydrocarbure, fixé à un tube d'artifice, indique une source proche du dossier recueillie par BFMTV. Cet objet est en cours d'analyse au laboratoire central de la préfecture de police de Paris. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a salué l'efficacité des forces de l'ordre sur les réseaux sociaux, affirmant : "Bravo à l’intervention rapide d’un équipage de la préfecture de police qui a permis de déjouer une action violente à caractère terroriste cette nuit à Paris".
L'interpellation n'était pas isolée. Un complice, vêtu de façon similaire et portant une capuche, a pris la fuite, tenant son téléphone comme s'il voulait filmer la scène. Il s'est échappé à l'arrivée des policiers, tandis que l'autre suspect a été maîtrisé et placé en garde à vue.
L’enquête a connu un tournant avec l’arrestation de deux nouveaux suspects en Essonne lors de la nuit suivante. Le premier, également mineur, était présent lors de la tentative d'attentat, tandis que le second, bien qu'arrêté en même temps, n'a pas de lien direct avec l'incident, selon des sources policières.
Le principal suspect a révélé aux enquêteurs qu'il résidait en Seine-Saint-Denis et qu'il avait été recruté via Snapchat. Des agents auraient transporté ce jeune aux abords de la banque, pour un paiement de 600 euros en échange du méfait. Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour plusieurs chefs d'accusation, notamment sur la fabrication et le transport d'engins explosifs, ainsi que l'association de malfaiteurs terroriste, confiée à la Direction de la police judiciaire et à la DGSI.
Un attentat en lien avec la guerre au Moyen-Orient ?
Lors d'une apparition sur BFMTV, Laurent Nuñez a évoqué un possible lien entre cette tentative d'attentat et les hostilités en cours au Moyen-Orient. "Cette situation rappelle des cas survenus dans d'autres pays d'Europe, tels que le Royaume-Uni et la Belgique", a-t-il déclaré, ajoutant que "la France n'est pas spécifiquement ciblée". Il a souligné des connexions avec des groupes ayant revendiqué des actes violents en réaction à ce conflit.







