Le débat autour de TikTok a été ravivé en France suite à une étude du ministère de l'Éducation nationale. Les conclusions sont inquiétantes : l'application semble exposer les jeunes à un contenu de plus en plus dépressif.
Selon Edouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, un test a été réalisé au sein de son cabinet. "Nous avons créé un compte en prétendant avoir 14 ans. En moins de 20 minutes, sans aucune interaction préalable, nous avons été dirigés vers des vidéos dépressives," a-t-il déclaré sur France Inter. Cet événement a suscité une réaction immédiate, et le procureur de la République de Paris a été saisi, une action saluée par le député Arthur Delaporte. Celui-ci a souligné que si TikTok ne coopère pas, une suspension, temporaire ou définitive, pourrait être envisagée.
"C'est l'application la plus dangereuse en raison de ses failles de sécurité qui mettent en danger la jeunesse," a insisté Delaporte.
L'Europe s'attaque à Snapchat
Snapchat, un autre réseau social prisé des adolescents, fait également l'objet d'une enquête. L'Union européenne a pointé du doigt les nombreux dangers auxquels les jeunes utilisateurs peuvent être exposés, tels que les faux profils pédophiles et la vente de produits interdits. Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne, a averti des risques croissants auxquels les enfants sont confrontés sur ces plateformes.
À l'heure actuelle, seule l'Australie interdit l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Toutefois, d'autres pays, dont l'Autriche, envisagent des mesures similaires, tandis qu'en France, un texte réglementaire sera présenté au Sénat en vue d'une mise en œuvre dès la rentrée prochaine.







