Elon Musk n'a jamais été un fervent admirateur de la justice française. Le samedi 21 mars, sur son réseau social X, il a qualifié les procureurs parisiens d'"attardés mentaux" suite à une enquête sur ses entreprises, X et xAI. Ces propos ont été tenus en réponse à une publication de l'AFP mentionnant que les autorités françaises avaient alerté leurs homologues américaines concernant une possible valorisation artificielle de ces entreprises du milliardaire.
Mais pourquoi une telle colère ? Le 17 mars, les procureurs français ont partagé des informations avec les États-Unis, nourrissant des soupçons de manipulation de la valeur des entreprises de Musk. Selon le parquet de Paris, les controverses entourant l'intelligence artificielle Grok et divers contenus discutables sur le réseau social pourraient avoir contribué à accroître l'attention et, par conséquent, la valorisation de ces plateformes.
Un regard sur l'affaire Grok
Cette enquête s'intègre dans un cadre plus large, comme l'a rapporté La Dépêche, ouverte en 2025 contre X. Les investigations portent sur des accusations graves, telles que la "complicité de détention d’images de mineurs à caractère pédopornographique" et "la diffusion" de ces images. À peine un mois après la perquisition de X, Musk avait déjà fustigé les actions de la justice française, les qualifiant d'"attaque politique".
This is a political attack https://t.co/Z204wJuQIr
— Elon Musk (@elonmusk) February 3, 2026
La tension ne semble pas près de s’apaiser, puisque Musk est convoqué à Paris le 20 avril pour une audition. Les enjeux sont élevés non seulement pour lui, mais aussi pour l'image de ses entreprises sur le marché international. En observant cette situation, nous constatons que la frontière entre affaires et justice continue de se troubler dans l'ère numérique, laissant place à des conflits d'une ampleur inédite.







