À Sainte-Livrade-sur-Lot, des membres de l’Amicale des donneurs de sang expriment leurs inquiétudes quant à la réorganisation en cours de l'Établissement français du sang (EFS) à Agen. Cette transformation pourrait en effet compromettre la pérennité des collectes mobiles, essentielles dans les communes rurales.
Les responsables locaux signalent qu'il ne restera qu'une unique collecte annuelle, conditionnée à l'atteinte d’un minimum de 51 poches de sang, faute de quoi la collecte à Sainte-Livrade-sur-Lot sera définitivement arrêtée. Cette annonce, faite lors d’une réunion avec Marra Ghirard, présidente de l'UD 47, et le docteur Maud Georges, responsable de l'EFS 47, a suscité une forte inquiétude au sein de l’association.
La réorganisation est dûe à la réouverture de la Maison du don d’Agen, prévue trois jours par semaine, nécessitant une réduction des collectes mobiles à deux jours. Huit communes, dont Sainte-Livrade-sur-Lot, sont concernées par cette décision.
Des défis majeurs pour les bénévoles
Pour l'Amicale des donneurs de sang, cette approche pose plusieurs défis. Compter sur un transfert des donneurs ruraux vers la Maison du don est une perspective illusoire. "La disparition de la collecte locale signifierait également la réduction des liens sociaux et le déclin des nouvelles adhésions", souligne un bénévole. L'EFS, quant à lui, fait valoir que les besoins en sang ont diminué grâce à de nouvelles pratiques médicales.
Il est primordial, comme le souligne l’EFS, d’orienter les collectes vers les zones où la demande est la plus forte, favorisant la priorité à la collecte de plasma. Cela soulève des questions sur l'accès à ce service pour les résidents des zones moins densément peuplées.
La prochaine collecte, prévue à Sainte-Livrade-sur-Lot, sera cruciale pour démontrer l'engagement des locaux. "Chaque don fera une différence non seulement pour la santé des malades, mais aussi pour le maintien de ce service public vital dans notre commune", conclut un représentant de l’amicale.







