Une enquête déclenchée après la résurgence du site controversé Coco

La justice française se mobilise contre la réapparition de Cocoland, un site dangereux.
Une enquête déclenchée après la résurgence du site controversé Coco

Le site Coco, tristement célèbre pour avoir permis à Dominique Pelicot de recruter des hommes afin de violer sa femme inconsciente, a été fermé en 2024. Cependant, il a récemment refait surface sous le nom de Cocoland. La justice française s'inquiète de cette réapparition et a ouvert une enquête. Sarah El Haïry, la haute-commissaire à l’Enfance, a annoncé le 29 avril avoir saisi la justice concernant deux autres sites, qui seraient également impliqués dans des activités criminelles.

Coco est « connue pour avoir servi de plateforme à Dominique Pelicot, qui a recruté jusqu’à cinquante hommes pour violer son épouse, Gisèle Pelicot, alors qu’elle était inconsciente », rappelle le quotidien espagnol El País. Fermé en 2024, le site a toutefois réapparu, incitant le parquet de Paris à ouvrir « une enquête sur cette réouverture », confiée à l’unité cyber de la gendarmerie nationale.

Coco « a été impliqué dans plus de 23 000 affaires criminelles, y compris des meurtres homophobes et les viols répétés de Gisèle Pelicot », déclare The Times. Sa réouverture a été qualifiée de « véritable gifle à la promesse de protection » par Sarah El Haïry dans une interview accordée à RMC.

“Il y a des procédures qui s’engagent et qui sont lancées. Elles permettront, j’en ai la certitude, de le faire fermer. On les traquera, on les harcèlera, on ne leur laissera pas de répit.”

Selon El País, la justice française avait déjà fermé le site deux mois avant le procès des viols de Mazan. Coco a été « un élément crucial de l’enquête, car c’est là que pendant dix ans, Dominique Pelicot a recruté des inconnus pour violer son épouse à son insu. Bien que cinquante d’entre eux aient été identifiés et condamnés, le nombre total d’agresseurs pourrait atteindre quatre-vingts ».

La justice saisie pour deux autres sites

Comme l’indique The Times, les responsables de Cocoland affirment que leur site, immatriculé à l’étranger, est exempt de liens avec l’ancien site Coco et qu’aucun “comportement illégal” n’y est encouragé. Isaac Steidl, le créateur de Coco, ne serait pas impliqué dans cette nouvelle version.

Isaac Steidl avait été “mis en examen pour huit infractions, dont complicité de trafic de stupéfiants et diffusion d’images pédopornographiques”, selon El País.

En parallèle, Sarah El Haïry a également mentionné la mise en examen de deux autres sites, Chaat.fr et Legarçon.net, qui “mettent en contact des pédocriminels”. Elle a souligné l’urgence d’agir : “Les enfants et des mineurs sont accostés par des prédateurs, il faut mettre fin à ces zones grises,” a-t-elle déclaré sur RMC, indiquant également le site Chatiw comme suspect.

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