Dans la piscine de l’Écluse à Dinard, Oris Gianferrari s'est insurgé contre les projets de transformation qui menacent la fresque monumentale de son grand-père. Ce céramiste, décédé en 2010, a créé cette œuvre impressionnante de 120 m² en mosaïque, qui a non seulement embelli le lieu, mais raconte aussi une part essentielle de l'identité locale.
La fresque, qui court sur 66 mètres, est un témoignage délicat du savoir-faire de Charles Gianferrari, qui avait su associer art et technique. Dans une récente visite à Dinard, Oris a déclaré : Chaque morceau de cette mosaïque a été méticuleusement conçu. La détruire serait effacer une partie de notre histoire.
La piscine de Dinard, qui a ouvert ses portes en 1967, est déjà considérée comme un complexe sportif remarquable par la Région Bretagne. Oris Gianferrari, accompagné de passionnés d’art local, a entamé une quête pour sensibiliser la population et les décideurs sur l’importance de préserver cet héritage. Il a lancé une pétition en ligne qui a déjà recueilli plusieurs centaines de signatures.
Des experts ont également exprimé leur soutien. Jean-Pierre Morvan, historien d’art, souligne l’importance de telles œuvres dans la culture régionale : Ces fresques sont des trésors vivants. Elles racontent notre histoire et enrichissent notre patrimoine culturel.
Ce combat pour la conservation de la fresque se déroule dans un contexte où l'infrastructure locale fait face à des défis de modernisation. Oris espère que la prise de conscience autour de cet art pourra influencer les décisions concernant l’avenir de la piscine et de son œuvre emblématique.







