Clair Obscur : Expedition 33, le jeu vidéo acclamé, a été honoré jeudi dernier lors de la 7e édition des Pégases, remportant le prix très convoité du meilleur jeu de l’année. Cette distinction, qui célèbre les talents locaux, consolide davantage la position du jeu sur le marché international, ayant déjà triomphé aux États-Unis en décembre dernier.
Produite par le studio montpelliérain Sandfall Interactive, l'œuvre a aussi été reconnue pour son excellence dans des catégories telles que l'excellence visuelle, l'excellence narrative, et le meilleur univers sonore. Tom Guillermin, l'un des cofondateurs de Sandfall, a exprimé sa gratitude sur scène, déclarant : "C'est un immense honneur de voir notre jeu trouver son public ici même, en France."
Un hommage à une époque révolue
Ce jeu, riche en histoire et en émotion, plonge les joueurs dans une reconstitution post-apocalyptique de Paris pendant la Belle Époque. Selon Guillaume Broche, le directeur du jeu, "cette reconnaissance est une véritable fierté pour notre équipe, et nous sommes ravis de voir notre travail ainsi salué".
Le gameplay, inspiré de franchises japonaises comme Final Fantasy, a su séduire par ses personnages attachants et une jouabilité innovante. Les défis présentés exigent des réflexes aiguisés et offrent une expérience unique.
L'année de Ubisoft
Lors de cette même soirée, le géant Ubisoft, autre acteur majeur de l’industrie française, a également fait sensation avec Prince of Persia : The Lost Crown, qui a remporté le prix du meilleur premier jeu. Steve Filby, le directeur du studio Evil Empire, a humorisé la situation en remerciant Sandfall de ne pas avoir concouru dans cette catégorie.
Une industrie en pleine turbulence
Cependant, derrière le succès de Clair Obscur, l'industrie française du jeu vidéo traverse une période difficile. Salomé Lagresle, la présentatrice de la cérémonie, a rappelé les enjeux auxquels l'industrie fait face, notamment une chute d'investissements et des licenciements chez des géants comme Ubisoft, qui envisage de réduire son effectif de 200 employés.
Le avenir semble incertain pour certains studios, notamment Nacon, qui fait face à un redressement judiciaire. Malgré cela, l’industrie demeure robuste, générant 5,8 milliards d’euros en 2024, selon le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell).







