Némésis, le collectif d’extrême droite, n'aura pas d'impact sur le cortège parisien "Nous toutes" prévu pour la Journée internationale des droits des femmes. Ce collectif, souvent décrié pour ses actions provocatrices, se rassemblera dans le cadre plus tranquille du 16e arrondissement de Paris, selon les informations communiquées par sa présidente, Alice Cordier, à l’AFP.
Cette décision fait suite à des appels émis par diverses organisations féministes et syndicales, relayés par l’Humanité, demandant expressément l'interdiction de la présence de ce groupe à la manifestation. Le mouvement de contestation a trouvé des échos positifs auprès de nombreuses militantes qui ont signé une lettre ouverte pour susciter une réaction des autorités. Selon des sources de l'Humanité, ces efforts ont porté leurs fruits, car Némésis ne se mêlera pas du cortège qui partira de la place Stalingrad pour aller à la place de la République.
Le collectif d’extrême droite organisera plutôt un rassemblement dit "statique" sur la place Jean-Lorrain. Cette disposition a été confirmée par la préfecture de police de Paris, qui a précisé que cette décision résultait d’un "dialogue" avec les organisateurs des différentes manifestations, dans le but de concilier liberté de manifester et sécurité des participants.
Démarches pour la dissolution du collectif
Le retrait de Némésis intervient également suite aux révélations sur les liens du groupe avec des mouvements néofascistes, faisant l'objet d'une enquête approfondie. Comme souligné par l'Humanité, il existe des accusations portant sur la planification d'attaques visant les militants antifascistes. Face à cela, des voix se sont élevées à gauche, notamment au sein des syndicats et des organisations féministes, pour exiger la dissolution du collectif.
Récemment, une lettre ouverte signée par des entités telles que la CGT, la CFDT et le Planning familial a exprimé des préoccupations concernant les "intrusions" de Némésis lors d'événements féministes, dénonçant leur discours comme un exemple de fémonationalisme.
Des militants affirment que Némésis utilise la lutte contre les violences sexistes comme une couverture pour promouvoir un agenda raciste. Ils insistent sur le fait que ce collectif ne représente en aucun cas les intérêts des femmes, mais cherche à se substituer à la cause féministe tout en attisant la division et la haine.
Les actions du collectif Némésis veulent intimider et créer un climat de tension lors des manifestations, mais la résistance croissante des organisations féministes et syndicales envoie un message fort : il est temps que ce type d'idéologie rétrograde soit écarté des luttes pour l'égalité.
En conclusion, alors que le 8 mars approche, les militantes appellent à la vigilance. Elles réaffirment leur conviction que la lutte pour les droits des femmes ne se laisse pas instrumentaliser par des forces réactionnaires désireuses de récupérer le féminisme à des fins xénophobes et nationalistes.







