Dans un rebondissement judiciaire qui dure depuis près de six ans, un résident de Septeuil, dans les Yvelines, a fait l'objet d'une condamnation pour avoir érigé un mur de 11 mètres sans autorisation, en violant le Plan Local d’Urbanisme (PLU). Le propriétaire visait à installer des infrastructures destinées à ses chevaux sur cette parcelle, mais ces projets ont été jugés incompatibles avec l'environnement naturel environnant, comme rapporté par Le Parisien.
Le maire également mis en cause
La cour d'appel de Versailles a constaté que la construction constituait une atteinte significative à une zone boisée protégée. En juin 2023, le tribunal correctionnel avait déjà condamné le propriétaire suite à une plainte déposée par plusieurs associations de protection de la nature. De plus, le maire de la commune a été déclaré solidairement responsable, ayant été informé à plusieurs reprises par ces associations sans prendre de mesures adéquates pour traiter la situation.
Des difficultés personnelles pour le propriétaire
Le propriétaire, âgé de 75 ans, exprime son désir de mettre un terme à cette saga juridique, affirmant : "Je veux que ça se termine, mais ils continuent à me déranger." Au micro du Parisien, il a partagé son sentiment d'injustice, précisant qu'il ne cherche qu'à profiter paisiblement de sa retraite. "J'ai travaillé toute ma vie et aujourd'hui, à 75 ans, je fais face à des condamnations et un casier judiciaire."
Le mur, selon lui, a été construit pour la sécurité de ses chevaux et de quelques chèvres, notamment pour se protéger des coulées de boue récurrentes sur le chemin communal. Le tribunal n’a cependant pas ordonné la démolition du mur ; le propriétaire doit simplement reboiser la zone et s’acquitter d’une amende de 20 000 euros, dont 15 000 euros avec sursis.







