L'audience, débutée ce lundi sans la présence de l'accusé, a été suspendue jusqu'à jeudi en raison de son hospitalisation. Tariq Ramadan, diagnostiqué avec une poussée de sclérose en plaques, se trouve actuellement à Genève pour des soins médicaux.
Initialement, la cour d'appel de Paris avait prévu de reprendre le procès mercredi. Toutefois, les experts désignés n'ont pas encore déposé leur rapport sur l'état de santé du prédicateur, ce qui a conduit à la prolongation de la suspension. Selon des sources judiciaires, des «investigations médicales» sont toujours en cours, rendant incertain le calendrier du procès.
La défense de Ramadan espère obtenir un report, tandis que le parquet a exprimé son désaccord, déclarant que l'accusé semble utiliser sa condition pour éviter de comparaître. L'avocat général a d'ailleurs demandé l'émission d'un mandat d'arrêt international à son encontre.
Tariq Ramadan, déjà condamné en Suisse pour viol, doit faire face à des accusations similaires concernant trois autres femmes pour des faits survenus entre 2009 et 2016. S'il est reconnu coupable, il risque jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle.
Dans ce contexte, les experts interrogés, comme le neurologue Dr. Martin Boulanger, soulignent que les procédures judiciaires doivent toujours prendre en compte l'état de santé des accusés, tout en évitant d'éventuelles procédures dilatoires. Cette affaire suscite également un débat plus large sur la justice et l'impunité potentielle des personnalités publiques.







