La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a confirmé l'éradication de la dermatose nodulaire contagieuse sur le territoire français. "Le temps et le protocole choisi nous ont donné raison", a-t-elle déclaré, se réjouissant de cette évolution positive malgré la résistance de certains agriculteurs, inquiets de la gestion précédente de la crise, notamment en ce qui concerne l'abattage des troupeaux infectés.
Dans une interview accordée à France Inter le 20 février, elle a précisé : "Nous levons toutes les zones réglementées, à l'exception d'une petite zone des Pyrénées-Orientales, liée à un cas en Espagne." Depuis le 2 janvier, la France ne recense plus aucun cas de dermatose.
Cette annonce marque un tournant, alors que les agriculteurs avaient exprimé leur mécontentement concernant les mesures prises, qui ont entraîné des pertes économiques considérables. De nombreux éleveurs espèrent désormais un soutien accru, tant sur le plan psychologique que financier, pour surmonter les conséquences de cette crise sanitaire. Selon le témoignage d'un éleveur du Lot-et-Garonne, "les mois passés ont été éprouvants, et l'incertitude a été une lourde charge sur nos épaules." Un besoin de prise en charge psychologique a été mis en avant par des experts, notamment lors d'un reportage diffusé par France Info.
Alors que la France reprend son souffle, la vigilance demeure face aux potentielles résurgences de la maladie. Les autorités sanitaires continuent de surveiller efficacement la situation, rassurant ainsi les acteurs du secteur agricole sur la sécurité de leur production. Cependant, des voix s'élèvent pour rappeler l'importance d'une communication transparente et d'un dialogue constructif entre les agriculteurs et les institutions pour éviter que de telles crises ne se reproduisent.







