Le Festival international du film politique (FIFP) de Carcassonne a récemment mis un terme à sa collaboration avec la nouvelle mairie dirigée par le Rassemblement National (RN). Cette décision, prise lors du conseil d'administration de l'association CinéBastide, a été annoncée le mardi 14 avril 2026.
Pour exprimer clairement sa position, le FIFP a renoncé à sa demande de subvention, citant une profonde "incompatibilité des valeurs de tolérance, de liberté et d'inclusion" qu'il défend avec "les orientations du Rassemblement national". Ce choix vise également à ne pas participer à "la normalisation de l'extrême droite", selon les déclarations des organisateurs.
En réaction, le 2e adjoint au maire, Florent Ghisi, a affirmé que le festival manquait d'objectivité, soulevant des questions sur la compréhension des valeurs du FIFP au sein de la municipalité. La programmation variée de l'événement, couvrant des thèmes tels que l'agriculture, la justice sociale et les luttes féministes, semble en effet difficile à concilier avec des valeurs d'extrême droite.
Un défi à relever : trouver de nouvelles salles
Le festival a clairement indiqué qu'il ne cherchera plus de soutien de la part de la nouvelle municipalité. Bien que la subvention annuelle de 10 000 euros représente seulement 5 % de son budget, dénicher des lieux de projection à Carcassonne pourrait s'avérer un défi de taille. Actuellement, les salles disponibles se limitent aux Dôme et Odéum, tous deux propriétés de la mairie, ainsi qu'à un cinéma CGR, Le Colisée.
Accueillir les 24 500 participants de l'édition 2026 n'est pas une tâche facile, et Henzo Lefèvre, délégué général, a évoqué des "moyens de se retourner" tout en préservant l'indépendance du festival. Il ne reste qu'à voir si le FIFP réussira à maintenir son édition à Carcassonne ou s'il choisira d'étendre sa portée dans les environs.







