Les professionnels du secteur funéraire évoquent un "pic" saisonnier des décès comme responsable des difficultés rencontrées actuellement dans les crématoriums. La météo rigoureuse de l'hiver contribue à ce phénomène, amplifiant la douleur des familles qui voient les délais s'allonger. En parallèle, la crémation devient de plus en plus populaire, dépassant peu à peu l'inhumation parmi les choix funéraires des Français.
Marie*, une habitante de Seine-Saint-Denis, témoigne de la complexité de gérer un deuil dans de telles circonstances. "Le 4 janvier, j'ai perdu ma tante à 95 ans. Organiser ses obsèques a été un vrai parcours du combattant, car nous avons dû attendre jusqu'au 21 janvier pour qu'elles aient lieu. C'est difficile d'avoir à accepter ces délais", confie-t-elle, la voix tremblante. Cette situation n'est pas isolée : de nombreux proches en deuil se retrouvent dans la même situation, éprouvés par le temps d'attente qui s'ajoute à leur peine.
Les crématoriums sont souvent saturés durant la période hivernale, constate un responsable au sein d'une entreprise funéraire interrogé par Franceinfo. La hausse des décès, liée à cette saison, s'ajoute à des délais d'attente qui se multiplient. L’augmentation du nombre de crémations, qui a grimpé de 4% en 2022 selon les derniers chiffres de l’INSEE, amplifie cette problématique.
Les acteurs du secteur recommandent d'anticiper certains paramètres et de se renseigner en amont. Une approche qui pourrait éventuellement apaiser l'anxiété liée au temps d'attente, permettant aux familles de mieux se préparer face à la réalité de la perte d'un être cher.
L'hiver des adieux : des crémations qui tardent à se concrétiser
Des familles peinent à organiser des obsèques en raison d'un afflux de décès cet hiver.







