Rencontre avec Michael Mamou, un enthousiaste collectionneur vivant à Aussillon dans le Tarn. Sa collection, qui englobe environ 800 œuvres de Salvador Dalí, a été façonnée par une relation privilégiée avec Enrique Sabater, ancien secrétaire personnel de l'artiste. En effet, cette rencontre fortuite, qui a eu lieu il y a près de 28 ans, lui a permis d'accumuler un patrimoine artistique d'une richesse exceptionnelle.
Parmi les pièces marquantes de son ensemble, on trouve le Christ de Dalí, qui se démarque non seulement par sa technique mais aussi par sa représentation novatrice. Dans cette œuvre, le Christ apparaît sans les symboles traditionnels de souffrance, une façon pour Dalí de célébrer plutôt que de dépeindre la douleur, ce qui diffère profondément de ses autres créations souvent empreintes de déclin et de désespoir.
Des débuts modestes et une passion précoce
L’histoire de cette collection débute il y a environ 25 ans. À l'époque, un jeune Mamou, rempli d'ardeur mais de naïveté, fait appel à un prêt bancaire pour réaliser son rêve d'acquérir des œuvres de Dalí. La banque, d'abord perplexe face à cette demande atypique, finit par céder sous la condition d'une garantie fournie par ses parents, qui croyaient sincèrement en l'ambition de leur fils.
Cette détermination et cette foi familiale ont été déterminantes pour lui permettre de bâtir cette collection. Aujourd'hui, Michael Mamou ne se considère pas seulement comme un simple collectionneur, mais aussi comme un ambassadeur de l'art de Dalí, partageant sa passion avec ceux qui s'intéressent à l'univers surréaliste de cet artiste emblématique. Selon des experts en art, comme ceux de France Art Journal, l'impact unique d'une telle collection réside dans la façon dont elle parvient à transcender simplement l'accumulation d'œuvres pour devenir une véritable célébration de l'art.







