L'Association départementale d'aide aux victimes et de médiation (Adavem JP 40) a récemment présenté son bilan pour 2025, illustrant une hausse significative de son activité. Au cours de l'année, 5 042 victimes, dont 987 mineurs et 3 400 femmes, ont bénéficié de son soutien, comme l'a annoncé Anne Decung, directrice de l'association.
Lors de l'assemblée générale qui s'est tenue le 11 juin 2026 au palais de justice de Dax, le président de l'Adavem, José Pérez, a souligné l'importance de leur travail en collaboration avec les juridictions, la police, et la gendarmerie. "L'actualité nous rattrape," a-t-il déclaré, faisant écho à des affaires médiatisées comme celle de Lyhanna.
Les chiffres témoignent d'une réalité troublante : 50 % des infractions relèvent de la sphère familiale, incluant violences conjugales, agressions sexuelles, et autres formes de violence. Le rapport a mis en lumière le besoin crucial de soutien : 21 500 entretiens ont été réalisés et 2 678 saisines enregistrées. L'Adavem JP 40 emploie 21 professionnels dans le département, tels que juristes, psychologues et assistantes sociales, qui accompagnent à la fois les victimes et leurs familles.
Anne Decung a également mentionné que l'association a signé une convention avec la direction départementale des Finances publiques pour aider les victimes à surmonter les obstacles administratifs liés à leur situation, évitant ainsi des pénalités fiscales dues à des circonstances imprévues.
Un ajout notable à l'équipe de l'Adavem est Uxi, un labrador de 3 ans, chien auxiliaire de justice, spécialement formé pour apaiser les victimes lors de leur témoignage. Uxi représente une initiative novatrice qui a prouvé son efficacité dans l'accompagnement des personnes en détresse.
Les permanences de l'Adavem JP 40 sont disponibles du lundi au vendredi dans plusieurs communes du département, offrant une main tendue aux personnes dans le besoin, mais il est urgent de souligner que malgré une demande croissante, le financement reste stagnant. Les récents appels à l'aide d'Anne Decung mettent en avant une réalité préoccupante : alors que la demande augmente, les ressources humaines et financières ne suivent pas.
En conclusion, l'Adavem continue de prouver son importance dans le paysage judiciaire des Landes, mais fait face à des défis importants qui nécessitent l'attention des institutions pour soutenir les victimes et leur offrir véritablement la protection et l'assistance qu'elles méritent.







