Quatre mois après sa condamnation à un an de prison avec sursis pour violences conjugales, Stéphane Plaza, ancien animateur de M6, revient devant la cour d'appel de Paris ce vendredi 26 juin. Les audiences, qui promettent d'être animées, se poursuivront jusqu'au 1er juillet.
En février dernier, un tribunal correctionnel parisien avait déclaré Plaza, âgé de 56 ans, coupable de violences physiques et psychologiques exercées entre 2018 et 2022 sur son ancienne compagne, Amandine. En revanche, les accusations de violences psychologiques de la part d'une seconde plaignante, Paola, avaient été rejetées, les juges considérant que ses déclarations manquaient de preuves substantielles.
Malgré sa condamnation, l'animateur continue de contester les faits qui lui sont imputés. Ses avocats, Benjamin Chouai et Lisa Gordet, ont déclaré à l'AFP que "c'est compliqué pour notre cliente de recroiser Stéphane Plaza", exprimant l'espoir que les débats seront plus sereins que lors de son précédent procès.
Une enquête pour cyberharcèlement contre plusieurs femmes
Parallèlement, Plaza a également déposé une plainte pour cyberharcèlement à l'encontre de plusieurs femmes l'ayant accusé. Cependant, cette plainte a été classée sans suite. Son équipe légale a même accusé le parquet de Paris d'avoir manigancé les éléments de l'affaire pour aboutir à sa condamnation.
Me Clotilde Lepetit, avocate de Paola, a confirmé que l'enquête pour cyberharcèlement cheminait toujours, mais rappelé que ces faits étaient postérieurs et ne concernaient pas les violences débattues actuellement. "Nous espérons une plus grande sérénité lors des débats à venir", a-t-elle ajouté.
Depuis la polémique, plusieurs agences du réseau immobilier de Plaza ont fait le choix de couper les liens avec son nom, adoptant la nouvelle enseigne "Sixième Avenue". En juin dernier, il a également été condamné à une amende de 3 000 euros pour consommation de stupéfiants, suite à une garde à vue de vingt-quatre heures. À l'heure actuelle, il reste présumé innocent dans le cadre de ce nouvel appel pour violences conjugales.







