À partir de ce vendredi 26 juin à midi et jusqu'au dimanche 28 juin inclus, la consommation d'alcool sur la voie publique sera interdite dans tout Paris, selon un arrêté préfectoral. Cette décision, prise par le préfet de police Patrice Faure, vise à protéger la santé publique en raison des températures caniculaires qui dépassent les 40 degrés dans la capitale.
Le préfet souligne : « Mon devoir est de faire en sorte que le dispositif, à la fois de secours et de prise en charge hospitalière, ne soit pas embolisé ». Il met en garde contre les effets néfastes de l'alcool consommé en plein soleil, confirmant que les services d'urgence sont déjà sous forte pression. En effet, la préfecture a noté que les établissements de santé atteignent leur capacité d'intervention maximale.
À partir de midi ce vendredi, on ne pourra pas consommer d'alcool sur la voie publique jusqu'à 7h samedi matin. Cette interdiction se renouvellera de la même manière le lendemain, soit jusqu'à 7h dimanche matin. De plus, la vente d'alcool à emporter sera également prohibée de 18h à 7h, tant dans les supermarchés que dans les restaurants.
Les débits de boissons ayant les licences nécessaires, comme les cafés et restaurants avec terrasses, restent exempts de cette interdiction. Cela signifie que les Parisiens pourront toujours déguster un verre en terrasse, mais les cavistes et autres commerces dédiés à la vente d'alcool seront touchés par cette mesure.
Ces restrictions font suite à la canicule exceptionnelle qui frappe Paris depuis le 21 juin. La préfecture a également averti que des incidents pourraient survenir si des mesures préventives n’étaient pas mises en place. « Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui », a déclaré le préfet, satisfait de la réaction proactive adoptée.
Pendant ce temps, le préfet a également appelé à l'annulation de plusieurs événements majeurs, dont le festival Solidays et la Marche des fiertés, en accord avec les organisateurs. Ces décisions ont été saluées par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui a encouragé tous les préfets à instaurer des mesures similaires dans leurs départements.
Dans un message à ses homologues, Nuñez a souligné que les conditions climatiques extrêmes sont susceptibles de se prolonger. Il insiste donc sur la nécessité de veiller à la sécurité de la population.







