Le 22 juin, le Québec a été secoué par une fusillade dramatique dans l'ouest de Montréal, où un tireur a ouvert le feu, tuant trois personnes au total. Le suspect, identifié comme Seth Hatfield, aurait agi sous l'influence d'une idéologie incel, comme l'indiquent les premiers éléments de l'enquête rapportés par Le Journal de Montréal.

"Une onde de choc partout au Québec," rapporte le journal, décrivant comment Hatfield, arrivé depuis l'Alberta, a semé la panique avec une carabine semi-automatique. Mohamed Lamine Benredouane, un policier de 34 ans, a perdu la vie dans l'attaque, tandis qu'une autre policière a été blessée mais est considérée comme stable. Un passant, dont l'identité n'a pas été confirmée, a également trouvé la mort. Les circonstances de sa mort restent floues, les autorités n'ayant pas précisé si ses blessures étaient liées aux tirs de Hatfield ou des forces de l'ordre.

"C'est plus que terrible, c'est un drame et c'est un cauchemar," a déclaré le chef de la police, Fady Dagher. Cet incident rappelle particulièrement l'attentat tragique de l'École polytechnique de Montréal, où un homme avait tué 14 femmes en 1989.

Partisan du mouvement incel

Dans un manifeste troublant de 104 pages, Hatfield évoque sa colère contre les femmes et dépeint une société qu'il juge injuste pour les hommes. Le Journal de Montréal souligne que les enquêteurs suspectent que son idéologie est alignée avec celle des célibataires involontaires, connus sous le nom d'incels. Suzanne Zaccour, directrice des affaires juridiques de l'Association nationale femmes et droit, a commenté : "Il existe un lien bien documenté entre la violence de masse et la haine des femmes."

De plus, Hatfield a exprimé une aversion pour l'industrie de la pornographie, et certains enquêteurs envisagent la possibilité qu'il ait voulu cibler Pornhub, dont le siège est situé à proximité de son lieu d'hébergement.

Drapeaux en berne

Le chroniqueur Richard Martineau, observant l'augmentation de tels événements en France, a noté : "Le monde est malade. Psychologiquement, moralement et socialement."

Le premier ministre canadien, Mark Carney, et la Première ministre québécoise, Christine Fréchette, ont exprimé leur choc et leur tristesse face à cette tragédie. L'Assemblée nationale du Québec a décidé de mettre le drapeau en berne "jusqu’au crépuscule le 23 juin 2026" en hommage aux victimes.