L'Assemblée nationale a donné son accord au projet de loi constitutionnelle visant à instaurer une autonomie pour la Corse, marquant une avancée significative dans ce dossier sensible. La mesure a été adoptée par 271 voix "pour" et 202 "contre" durant la séance du mardi 23 juin, ouvrant ainsi la porte à son examen par le Sénat, qui devra valider le texte identiquement.
Ce projet de loi est le fruit de trois années de débats entre les représentants corses et le gouvernement français. Selon France 3 Corse ViaStella, cette adoption constitue une étape cruciale mais reste préliminaire avant une véritable révision constitutionnelle et la mise en œuvre de l'autonomie tant sollicitée par une grande partie de la population insulaire.
Une fois le texte adopté par l'Assemblée, son avenir dépendra du vote du Sénat. Pour que l'initiative puisse aboutir, il est impératif qu’elle soit ratifiée dans les mêmes termes. Si des modifications sont apportées, le processus législatif recommencera de zéro, un scénario déjà rencontré à début juin, lorsque des amendements concernant la "non-régression" des standards nationaux en matière sociale et environnementale ont été proposés.
Vers un vote d'ici fin 2026 ?
Au sein des voix favorables, on retrouve des membres des groupes Démocrates, Horizons, LIOT, Ensemble pour la République ainsi que LFI-NFP, tandis que les députés UDR et RN se sont opposés au texte. Par ailleurs, 64 députés, dont François-Xavier Ceccoli, élu de Haute-Corse, ont choisi l'abstention.
Les représentants corses souhaitent que cette étape législative mène à un vote final au Parlement réuni en congrès à Versailles, envisageant une validation possible d'ici la fin de l'année. Cette détermination souligne l'importance de la question autonomiste, qui ne cesse d’être au cœur des préoccupations politiques de l’île.







