Face à la vague de chaleur qui s'annonce cette semaine en Île-de-France, la mairie de Paris a décidé d'ouvrir dès aujourd'hui une partie du canal Saint-Martin à la baignade, une initiative particulière visant à adapter la ville aux effets du réchauffement climatique.
Changer de paradigme
Inclusifs et gratuits, ces espaces de baignade surveillés seront accessibles à tous, selon Emmanuel Grégoire, maire de Paris, qui souligne que l'ouverture est anticipée par rapport à la date prévue initialement pour début juillet. Avec des températures pouvant atteindre 38°C, la mairie estime qu'il était absurde d'interdire les baignades, alors qu'elles avaient déjà lieu de façon sauvage lors de vagues de chaleur passées, forçant ainsi l'intervention de la police. En effet, "dépensant énormément de ressources pour empêcher les gens de se baigner sous une chaleur accablante, on a jugé qu'il était plus logique d'autoriser la baignade", a-t-il déclaré lors d'une récente conférence de presse.
Bien que l'accès au canal soit désormais permis, la municipalité s'inquiète des dangers associés aux baignades en dehors des zones surveillées. La mesure prendra fin lorsque le pic de chaleur sera passé, mais il n’est pas exclu d’étendre cette initiative à l'avenir.
Pour une ville plus résiliente
Ce dispositif pourrait s'inscrire dans une démarche plus large, avec l'intention d'ouvrir plusieurs sites de baignade en milieu urbain cet été, une action que soutient également Alexandra Cordebard, la maire du 10e arrondissement. "C'est une nouvelle approche pour lutter contre le réchauffement climatique et adapter notre ville", a-t-elle confié.
Il est impératif que la qualité de l'eau soit scrutée de près, avec des tests effectués régulièrement par l'Agence régionale de santé. En cas de non-conformité, l'accès à la baignade pourrait être suspendu. A terme, Paris envisage d’ouvrir jusqu'à dix autres zones de baignade surveillées, y compris dans la Seine, ainsi que huit autres sites sur le territoire de la Métropole du Grand Paris, notamment en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne, boostant ainsi les options de loisirs aquatiques pour les Parisiens.







