Deux semaines après le décès tragique de Lyhanna, une fillette de 11 ans retrouvée morte dans le Gers, la mobilisation à Bordeaux reste forte. Diverses associations, des collectifs féministes ainsi que des professionnels de l'éducation lancent des appels à une réforme urgente de la protection de l’enfance.
Lundi dernier, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans le centre de Bordeaux pour exiger une "loi intégrale" contre les violences sexuelles destinées aux mineurs. Les manifestants critiquent le manque de ressources allouées aux services publics, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et du soutien aux femmes victimes de violence. Des enseignants et des membres d’associations insistent également sur l'importance de formations adaptées pour mieux écouter et comprendre la parole des enfants.
Les organisations à l'origine de cette mobilisation annoncent leur intention de se rassembler chaque lundi jusqu'à obtenir des engagements solides des autorités. Un nouveau rassemblement est d'ores et déjà prévu la semaine prochaine à Bordeaux, suivi d’une grande manifestation nationale à Paris le 4 juillet, juste avant l'examen à l’Assemblée nationale d’un projet de loi crucial sur la protection de l’enfance.
Cette situation résonne avec d'autres initiatives un peu partout en France. Le collectif Femmes Solidaires, à Arcachon, a également mobilisé près de 150 personnes pour des revendications similaires, témoignant d'une conscience collective croissante face à la violence faite aux enfants et aux femmes. Le débat autour de ces questions est plus vif que jamais, confirmant une volonté de changement au sein de la société française.







