Un hommage à l'héritage monétaire français
C'est une nouvelle ère qui s'ouvre avec le lancement de la pièce Marianne Or par la Monnaie de Paris, prévue pour le 16 juin. Dans un climat de forte demande pour l'or, cette pièce incarne le retour à une longue tradition de monnaies en or en France, comme l'écu du XIIIe siècle ou le fameux Napoléon d'antan. Nicolas Dumont, directeur marketing de la Monnaie de Paris, a déclaré : « Nous renouons avec l’héritage historique français des pièces en or, reflétant notre expertise centenaire. »
Une valeur refuge en période d'incertitude
Malgré des fluctuations récentes, notamment dues à des tensions internationales, l'or continue d'être perçu comme un actif refuge. Cela s’est traduit par une croissance significative de la demande pour les produits en or, qui a augmenté ces six dernières années. Selon un rapport du Figaro, les investissements dans l'or ont atteint des sommets récemment, boostés par l'incertitude économique.
Des pièces adaptées aux besoins contemporains
La Marianne Or se présentera en quatre formats différents, avec des options de poids variant d'une once à un dixième d’once. Les prix iront d'environ 400 euros pour le plus petit format jusqu'à environ 4000 euros pour une pleine once, en fonction des fluctuations du marché. Ces pièces sont conçues comme des actifs d'investissement, sans générer de revenus réguliers, mais elles ont historiquement montré une résilience impressionnante avec un prix en hausse de plus de 10 % par an depuis 25 ans, selon des analyses du marché.
Innovation et sécurité à la clé
Pour la première fois, la Monnaie de Paris propose également une version dématérialisée de la Marianne Or, connue sous le nom d'e-Marianne Or. Cette option permettra aux acheteurs de conserver leur investissement sous une forme numérique sécurisée, avec la possibilité de le convertir en monnaie physique ou de le revendre à tout moment, comme l’a souligné Anne-Claire Desmartin, responsable du projet.
Engagement envers les investisseurs
La Monnaie de Paris, qui emploie 500 personnes à travers ses installations de Paris et de Pessac, met l'accent sur la création d'un environnement d'investissement sécurisé. Un commissaire percevra des frais allant de 3 à 12 % selon le format choisi, afin d'assurer une transparence et un soutien à chaque transaction. Nicolas Dumont conclut : « Nous offrons une alternative concrète pour ceux qui souhaitent investir dans l'or, avec la légitimité d'une institution historique. »







