Willian Pacho, défenseur central du Paris Saint-Germain, est devenu la figure emblématique de l'équipe équatorienne qui se prépare à affronter la Côte d’Ivoire dans la nuit du 14 au 15 juin pour la Coupe du monde 2026. Le pays andin est en pleine effervescence, plongé dans une véritable "Pachomania".Lors d'une réception à l’hôtel de la sélection équatorienne à Columbus, aux États-Unis, mercredi 3 juin, Pacho et son coéquipier Piero Hincapié ont été accueillis par des applaudissements chaleureux, comme le rapporte El Comercio. Tout juste auréolés d’une victoire à la finale de la Ligue des champions – où le PSG a triomphé face à l'Arsenal de Hincapié – ces deux défenseurs, accompagnés du milieu de terrain Moisés Caicedo, se rassemblent pour porter haut les espoirs de la "génération dorée" du football équatorien. Pacho, décrit par GK comme le "meilleur défenseur du monde", attire plus que jamais l'attention d'un pays toute fier de son parcours.
Né en 2001 à Quinindé, une ville de la province d'Esmeraldas, réputée pour sa pauvreté et sa violence, Pacho était, selon ses proches, un enfant espiègle qui avait un penchant pour les hauteurs. Son rêve ? Voler. Son cinéma favori ? Le Garçon qui dompta le vent (2019), lequel a certainement influencé son style de jeu agile et aérien, reconnaît GK, faisant également référence aux origines de son parcours dans le club Independiente del Valle.
Un "fils de Paris"
Recruté par le centre de formation d'Independiente del Valle en 2016, Pacho se lie d'amitié avec Hincapié et Caicedo. Un tournant tragique survient en novembre 2019, lorsque sa mère, emportée par un cancer, décède à 51 ans, age que Pacho arbore fièrement depuis lors. Après un passage au Royal Antwerp FC, il intègre le PSG en août 2024, devenant rapidement un "fils de Paris". Bruno Salomon, journaliste pour Primicias, confie : "On a l’impression qu’il fait déjà partie de la maison". Moins de deux ans après son arrivée, il a déjà décroché cinq titres nationaux et deux Ligues des champions, figurant même dans le onze idéal de la FIFA.
Une anecdote relayée par El País América souligne l'importance tactique de Pacho : lors de la finale de la Coupe intercontinentale contre Chelsea, son absence a été ressentie, les fans londoniens attribuant en partie leur victoire à la non-participation du défenseur équatorien.
Un formateur d'Independiente del Valle indique :
"Pacho ressemble à Carles Puyol pendant les grandes années du Barça. Ce sont des joueurs qui gagnent leurs duels et rassurent le reste de l’équipe."
Originaire de Quinindé, chaque intervention défensive de Pacho est applaudie par la communauté. Il soutient son quartier en organisant des distributions de jouets et collations, illustrant son engagement envers sa ville natale. Une voisine témoigne : "Il avait promis d'aider son quartier. Il le fait aujourd'hui". Son oncle, Ricardo Pacho, ajoute : "Il disait toujours qu'un jour, un Pacho serait à la télé. Ce rêve est devenu réalité, et c'est toute la province qui en bénéficie."
Pour Expreso, le succès de Pacho va au-delà du simple exploit individuel. L'ancien homme politique et chroniqueur, Juan Carlos Holguín, souligne : "Le joueur équatorien est déjà reconnu pour sa puissance physique. Maintenant, il nous faut développer une identité de jeu solide, exportable dès le plus jeune âge, entre Quito et Paris."







