Deux jeunes hommes issus de Gironde seront prochainement jugés, accusés d'avoir envisagé de mener une action violente durant les Jeux Olympiques de Paris 2024, comme l'a confirmé une source judiciaire.
Agés de 18 ans au moment des faits, les prévenus sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils sont soupçonnés d'avoir constitué un groupe de discussion dédié à la préparation d'actes violents, en lien avec l'idéologie djihadiste. Leurs activités comprenaient la diffusion d'un "tutoriel de fabrication d'explosifs" dans ce groupe très controversé.
Selon le Parquet national antiterroriste (Pnat), les jeunes hommes ont reconnu avoir créé ce groupe, même si aucune cible précise n'avait été identifiée au moment de leur arrestation.
Les deux ont été influencés par une consommation excessive de vidéos violentes, allant jusqu'à s'engager avec des contenus djihadistes sur les réseaux sociaux, qui ont vraisemblablement exacerbé leur curiosité malsaine.
Radicalisation ou curiosité malsaine ?
Ce projet, dont l'objectif affiché était de mener un attentat pendant les JO-2024, soulève des interrogations. Est-il le signe d'une radicalisation profonde, ou simplement le reflet d'une fascination malsaine pour la violence ? Au cours de l'enquête, l'un des avocats des prévenus a plaidé que des échanges en dehors de leur groupe n'indiquaient pas une réelle adhésion à leur projet.
Pour le juge d'instruction, les éléments à charge sont suffisants pour les renvoyer devant la justice pour association de malfaiteurs en vue de préparer un acte de terrorisme. De plus, il a été noté qu'ils avaient partagé des contenus en lien avec le groupe terroriste Daesh et avaient tenté de contacter des individus adoptant la même idéologie.







