La région Provence-Alpes-Côte d'Azur est en état d'alerte face à l'augmentation des violences à l'encontre des soignants. En moyenne, 1 671 incidents violents sont signalés chaque année dans cette région, et pour y remédier, l'Agence régionale de santé ainsi que la Région Sud annoncent la mise en place d'un plan de trois millions d'euros destiné à améliorer la sécurité des professionnels de santé.
Ce plan a été élaboré dans un contexte où les tensions sur le terrain se multiplient. Ainsi, comme le rapporte Europe 1, la Région a décidé de passer à l'action pour protéger ses soignants, dont le moral et la sécurité sont de plus en plus menacés.
Chaque année, la France enregistre près de 21 000 incidents de violences, verbales ou physiques, à l'encontre des soignants, dont presque 8 % se produisent dans la région Paca. Des statistiques que les autorités considèrent comme sous-estimées, puisque seulement environ 30 % des agressions font l'objet d'une plainte formelle.
Des mesures concrètes pour renforcer la sécurité
Le plan met l'accent sur des solutions tangibles telles que l'installation de caméras de surveillance et de boutons d'appel d’urgence dans les établissements de santé comme les maisons de santé, hôpitaux et pharmacies, ainsi que pour les professionnels exerçant à domicile. L'objectif est clair : sécuriser les conditions d'exercice des soignants et réduire les risques d'agression.
Sur le terrain, la situation est préoccupante. À Aix-en-Provence, le Dr Charlotte Larchevêque témoigne à Europe 1 : « Les agressions proviennent souvent de personnes sous l'emprise de drogues ou d'alcool, ou de patients frustrés après un refus de traitement. Dans ces moments-là, on se sent souvent isolé. »
Ces épisodes de violence ne sont pas que des incidents isolés ; ils soulèvent des questions sur l’attractivité du secteur médical dans certains territoires. La Dr Hélène Supio évoque des menaces de mort reçues après avoir refusé un arrêt de travail, ajoutant : « Une de mes collègues a même préféré quitter son quartier car elle ne s'y sentait plus en sécurité. »







