Lors d’un rassemblement à Paris le 8 juin suite à l’affaire Lyhanna, Andréa Bescond, co-réalisatrice des Chatouilles, a été arrêtée et a depuis qualifié sa garde à vue d'"arbitraire". Bien qu'elle ait été libérée le lendemain, elle soutient avoir subi une procédure irrégulière, tout en choisissant de ne pas porter plainte contre les forces de l'ordre.
Ce 8 juin, des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes de France, mobilisant des milliers de personnes pour dénoncer la tragique affaire Lyhanna, une collégienne de 11 ans retrouvée morte près de Fleurance, dans le Gers, après plusieurs jours de disparition. À Paris, place Vendôme, plus d’un millier de personnes ont exprimé leur colère en appelant à une réponse judiciaire plus appropriée face aux violences sexuelles, alors que le principal suspect, Jérôme Barella, a déjà été visé par plusieurs accusations de viols sur mineures. Andréa Bescond, connue pour son œuvre sensible abordant la pédocriminalité, était présente parmi les manifestants.
Malgré l’interdiction de la mobilisation décrétée peu avant son lancement, la cinéaste a été interpellée et placée en garde à vue. Lors de son passage dans l'émission Le Grand Jury sur RTL, le 14 juin, elle a exprimé son indignation face à ce qu'elle décrit comme une "détention arbitraire". Elle a déclaré : "On ne m’a pas signifié mes droits, je n’ai pas pu appeler mon avocate. À aucun moment, elle n'a été contactée, ce qui m'a semblé complètement absurde."
Andréa Bescond ne portera pas plainte contre la police
Malgré les circonstances de son interpellation, Andréa Bescond a affirmé qu'elle n'intentera pas de poursuites contre la police, admettant que les forces de l'ordre manquent également de moyens. Dans un communiqué publié le 9 juin, ses avocates, Marie Grimaud et Gwendoline Tenier, ont déclaré qu'elle avait subi des traitements inappropriés, tels que des menottes et des palpations de sécurité, tout en se plaignant de ne pas avoir été auditionnée ni d'avoir eu accès à un médecin ou à un avocat durant ses douze heures de garde à vue. Cette situation soulève des questions sur les procédures de détention, comme l'a souligné un rapport du Conseil National des Droits de l'Homme (CNDS), qui vérifie régulièrement les pratiques policières en France.







