Les premières condamnations suite aux violences survenues lors de la victoire du PSG en Ligue des champions ont été prononcées. Au total, 112 individus ont été déférés, avec plusieurs peines allant jusqu'à six mois d’emprisonnement ferme. Les enquêteurs s'appuient principalement sur les caméras de surveillance pour identifier les auteurs des actes de violence.
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Au tribunal judiciaire de Paris, les audiences se succèdent après les violences du 30 mai. Le 1er juin, les peines sont tombées, avec des sentences souvent assorties de sursis, mais certaines atteignant jusqu'à six mois de détention. Le 2 juin, environ vingt nouveaux cas sont prévus, dont certains contestés fermement par la défense. "Il ne faut pas que mes clients soient confondus avec ceux qui ont eu des intentions violentes envers les forces de l'ordre", a déclaré Me Natacha Britsch, avocate et défenseure.
Les vidéos de caméras de surveillance au cœur des enquêtes
Dans les affaires jugées en comparution immédiate, de nombreuses agressions visant les policiers et les gendarmes sont mises en lumière. D'autres enquêtes se poursuivent également, notamment celle liée à la dégradation d'un abribus sur les Champs-Élysées. Certains assaillants n'hésitent pas à se montrer, comme un jeune homme filmé en train de briser une vitre avec un coup de pied. Cette scène a circulé massivement sur les réseaux sociaux et constitue une pièce clé des investigations. "J'ai demandé à la sûreté territoriale de se pencher sur ces images afin d'identifier les auteurs. Nous allons mener une enquête classique à partir de ces éléments visuels", explique Laure Beccuau, procureure de la République de Paris.
Ces preuves visuelles pourraient accélérer le travail des forces de l'ordre, bien qu'elles ne suffisent pas toujours à identifier facilement les suspects. "Si les personnes impliquées ne sont pas connues et n'ont pas été placées en garde à vue, nous avons peu de chances de les retrouver sans clichés préexistants dans notre fichier judiciaire", avertit Jérôme Jimenez, délégué d'Alliance Police 75. Les enquêteurs envisagent également d’utiliser la géolocalisation des téléphones portables actifs dans la zone durant les événements pour renforcer leur traque.







