Le 1er juin, le conseil métropolitain de Tours a débattu du Plan de Mobilité pour 2026-2036, suscitant des tensions parmi les élus. Certains ont exprimé des réserves sur la faisabilité des objectifs, notamment l'ambition d'augmenter l'utilisation des transports en commun de 11 à 15 % tout en réduisant la part des déplacements en voiture de 52 % à 40 %.
Christophe Bouchet, ancien maire de Tours, a soulevé des interrogations concernant ces objectifs qu'il qualifie d'« idéologiques ». Selon lui, la part modale de la voiture, stagne depuis cinq ans. Il a affirmé : « Pour diminuer cette part, il faut d'abord instaurer des mesures concrètes. » Ces préoccupations rejoignent celles d'autres élus tels que Laurent Raymond, maire de Saint-Avertin. Ce dernier a critiqué le plan pour son « offre de transport insuffisante en dehors du centre-ville ».
La controverse s'est amplifiée lorsque plusieurs conseillers ont exprimé leur réticence à voter sur un sujet sans avoir consulté leurs conseils municipaux respectifs. Olivier Conte, maire de Saint-Pierre-des-Corps, a qualifié les études de la métropole concernant la partie Est de « légèrement insuffisantes ».
Jean-Patrick Gille, représentant du Parti Socialiste, a défendu le besoin de progresser malgré les craintes et le passé. Il a lancé un appel aux élus pour éviter de revivre les « mauvais souvenirs » d'inaction en référence au projet de deuxième ligne de tramway, qui a été longtemps en suspens.
Emmanuel Denis, président du Syndicat des Mobilités de Touraine, a décrit le plan comme « extrêmement ambitieux ». Il a mis en avant la création de nouvelles lignes de transport et une augmentation significative de l’offre. Face à des critiques jugées caricaturales, il a voulu rassurer les élus quant à l’avenir du plan, affirmant : « Ce n'est pas la fin, c'est seulement le commencement. »
Alors que le débat fait rage, Frédéric Augis, président de Tours Métropole, a tenté d'apaiser les esprits en soulignant que ces discussions sont essentielles pour la construction d'un avenir durable pour les déplacements dans la région.







